NDDL : pas de "solution parfaite" pour les médiateurs
Après avoir remis leur rapport au gouvernement le 13 décembre, les trois médiateurs du dossier de Notre-Dame-des-Landes s'expriment aujourd'hui dans une interview au quotidien régional Ouest-France.
» LIRE AUSSI - Notre-Dame-des-Landes : «une décision de l'Etat n'a que trop tardé»
Les médiateurs n'estiment pas que le projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes serait devenu "mauvais", mais ce n'est "pas celui du XXIe siècle", estime la mission.
Avec le rapport remis la semaine dernière, "nous montrons qu’il y a une alternative à Notre-Dame-des-Landes, à savoir le réaménagement de Nantes-Atlantique, qui jusqu’ici n’avait été ni vraiment étudié, ni débattue sérieusement".
"Dans les deux cas, il y a des enjeux environnementaux"
Pour les médiateurs, la crispation autour de Notre-Dame-des-Landes est liée au manque d'une "concertation plus transparente et plus contradictoire" par le passé. "Nous avons essayé de mettre à plat tous les arguments, les questions qui font controverse, de remettre un peu de bon sens et de raison dans beaucoup de passion, d’expliciter et d’objectiver de façon à lever la confusion", résument-ils.
Au final, la mission résume le problème en un constat, alors qu'"aucune solution n'est simple et parfaite" : "À Nantes-Atlantique, l’inconvénient majeur incontestable, c’est le bruit. À Notre-Dame-des-Landes, c’est le risque d’étalement urbain. Dans les deux cas, il y a des enjeux environnementaux."
Sur la question de la ZAD, les trois membres de la mission critiquent l'utilisation systématique du terme "évacuation" : "Nous sommes là pour apaiser et ne prônons pas la force et la brutalité. Ce terme d’évacuation est simpliste et inadapté à la complexité de la ZAD, avec des personnes qui y vivent, des activités."
LIRE AUSSI - Notre-Dame-des-Landes : tout comprendre des six mois de travaux de la médiation
