Vigilance de mise dans les Ehpad du Cantal, touchés par la deuxième vague
Elles sont environ 3.200 dans le Cantal, selon les chiffres de Bruno Faure (Les Républicains) président du Conseil départemental. 3.200 personnes âgées, dépendantes ou pas, en tout cas prises en charge dans des établissements spécialisés, et particulièrement vulnérables face au coronavirus.
Si la première vague s’était très bien passée dans les Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), la deuxième vague est plus difficile. Le virus circule dans plusieurs maisons de retraite du Cantal. « Ça chauffe, reconnaissait Jean-François Collin, président de l’ordre des médecins du département. Cela nécessite une certaine vigilance. Nous sommes très attentifs. »
Dans ce contexte, le Conseil départemental a investi 25.000 €, pour cinquante tablettes tactiles, équipées des dernières applications pour pouvoir communiquer. Faciles à utiliser – les icônes sont très grandes – et « faciles à décontaminer », salue Jean-François Collin.
— Cantal Auvergne (@cantalauvergne) November 18, 2020Un bus permettant de faire des tests, piloté par l’Agence régionale de santé, avec les techniciens du laboratoire Sylab et affrété par le Conseil départemental, sert justement à contrôler au plus tôt les Ehpad. C’est ce qu’il s’est passé à l’Ehpad de Montsalvy, avec deux vagues de tests PCR, après que deux résidents ont présenté les symptômes : deux fois, le bus est passé opportunément, évitant une explosion du nombre de cas. Après treize résidents touchés la semaine dernière, il y en avait dix-huit cette semaine.
Tester au plus tôt« Concernant les tests, il est important que tout le monde se responsabilise, prévient Bruno Faure. Il ne faut surtout pas baisser la garde : les personnes en Ehpad sont considérées à risque, et ce sont nos grands-parents. »
« Un résultat négatif n’est pas un passeport pour pouvoir aller embrasser sa grand-mère, prévient Jean-François Collin. Il faut être extrêmement prudent ! Cela vaut pour les tests PCR et les tests antigéniques… » L’enjeu, c’est la capacité de ces 3.200 personnes âgées dans le Cantal à traverser la deuxième vague, pour voir 2021.
Pierre Chambaud
