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Январь
2022

Ce projet de carrière qui divise Massiac (Cantal)

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Ils sont une bonne vingtaine à s’être rassemblés sur les hauteurs de Massiac. Riverains, des hameaux de Fayet ou d’Auzelaret. Propriétaires terriens ou exploitants agricoles, chasseurs, conseiller municipal ou simples citoyens. Tous réunis par leur opposition à l’exploitation d’une carrière sur le lieu-dit la Gravière, dont l’enquête publique est en cours.

Stupeur...

Un projet, permis par une modification du plan local d’urbanisme lors du dernier conseil communautaire de Hautes Terres, qu’ils ont découvert « au dernier moment, pour une enquête publique qui débute au moment des fêtes, sans aucune publicité, c’est un peu particulier », gronde Gérard Rodier, l’un d’eux. « On n’en a même pas débattu en conseil municipal, ce n’est pas normal », embraye Bruno Sabatier, élu d’opposition. « Je vais leur en parler au prochain conseil, et ils verront où il est ce projet, je suis sûr qu’ils ne s’en rendent pas compte. » Ce projet, il est donc sur une butte au-dessus du village du Fayet. « À 200 mètres de nos maisons. C’est bien simple, elles ne valent plus rien » se lamente un habitant du hameau, arrivé il y a quelques années. Car si la vue est à couper le souffle, au-dessus de leur tête, ils craignent que le spectacle soit moins bucolique.

...et tremblements

Et des habitants de Bussac, village de l’autre côté de la vallée, surplombant une autre carrière, d’expliquer « que quand il y a des tirs de mine, tout tremble, on entend les ardoises cliqueter. » Un problème connu à Massiac, « ça avait été pareil quand l’autoroute avait été tracée. Des fissures sont apparues, dans les maisons, mais bien après, et personne n’a pu être indemnisé », rappelle Fabien Wilinski.

Désagréments

Ce dernier, président des chasseurs de la commune, alerte aussi sur les questions de l’eau et de la faune.

Il y a quatre sources ici, qui vont être complètement taries. Les animaux vont aller chercher l’eau ailleurs, et ailleurs, c’est l’Alagnon. Avec tous les risques que ça comporte quand ils vont traverser la route. 

Autre crainte du côté des habitants d’Auzelaret, « le ballet des camions qui va passer devant nos maisons. » « Ils veulent même couper à travers champs, dans mes luzernes, s’emporte un exploitant. C’est “pousse-toi que je m’y mette”. Ça va deux secondes, hein. »

Les riverains angoissent  

Attractivité

Et Gérard Rodier de reprendre : « on nous parle d’attractivité de Massiac, et on va ouvrir une carrière, juste au-dessus du futur lotissement de Mallet, le seul endroit constructible?? Ils ont été prévenus, les acquéreurs, des dangers?? De la poussière, des risques d’éboulement?? Car il faut voir l’état des roches, alors qu’eux, ils sont 800 mètres en contrebas… » 

Le site est traversé par un des plus jolis chemins de randonnées de Massiac, Celui qu’on prenait pour aller à l’école quand on était enfant, . Pas sûr que les randonneurs apprécient la nouvelle vue. 

Fort de ces arguments, tous se sont fédérés. Ils ont lancé une pétition, écrit à la mairie, et même au Canard Enchaîné. En espérant pouvoir faire stopper le projet. « Au pire, on fera une ZAD, le terrain est sympa pour faire du camping », lance Michel à la cantonade. Mais il rigole jaune. 

La diatomite, le minerai de la discorde à Saint-Flour

« Le projet date d’une dizaine d’années, assure Didier Achalme, le maire de Massiac. On n’a rien fait en catimini. Et en 2019, l’ancienne équipe municipale avait déjà donné son accord pour modifier le PLU pour installer la carrière ».

Ainsi, le déménagement de la carrière de Bussac sur le nouveau, aux Gravilles a fait, en 2021, l’objet d’une délibération au conseil municipal (une voix contre) et au conseil communautaire (à l’unanimité). « Cela va préserver 47 emplois. Je n’ai donc aucun état d’âme par rapport à ce dossier. Je ne serai pas le maire qui enterrera l’entreprise Cymaro. De plus, les conditions d’exploitation ont considérablement évolué ces dernières années et le cahier des charges est rigoureux, garantissant la protection des milieux ». Didier Achalme estime ainsi que « les supputations du collectif sont malsaines et leurs arguments fallacieux. Il y aura un seul tir dans l’année, le volume d’extraction sera le même et la carrière ne se verra pas de la route car elle sera enterrée, contrairement à l’actuelle qui est à l’air libre. Et non : leurs maisons ne seront pas dévalorisées ». Et de conclure : « de toute façon, c’est le Préfet qui a la décision finale. Pas moi ».

Yann Bayssat




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