Pourquoi les paysagistes ne pourront plus utiliser de phytos à partir du 1er juillet
En attendant la journée professionnelle de l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep), qui aura lieu pour la première fois en Auvergne, à Aigueperse, le 9 septembre, Sylvie Costa a d’abord un sujet à régler : l’interdiction des phytosanitaires dès le 1er juillet 2022.
Celle-ci concerne plusieurs lieux ou établissements à vocation touristique comme les hôtels, les campings ou les parcs d’attractions. Mais « tous les paysagistes sont également concernés par cet arrêté », affirme la présidente départementale du Puy-de-Dôme et trésorière régionale de l’Unep.
Elle note que beaucoup de professionnels ont anticipé la mesure. « Certains par conviction. D’autres par contrainte. »
Il faut savoir qu’une entreprise devait posséder deux agréments : un pour acheter des produits phytosanitaires, l’autre pour les appliquer.
Pour cette raison-là en particulier, elle a vu du changement dans les habitudes de ses collègues depuis au moins trois ans, voire cinq ans.
Cet été donc, fini l’usage de phytos chez les clients. Sylvie Costa ne les regrettera pas. « Cette interdiction rejoint mes convictions personnelles », confie la gérante d’Agence jardinage à Clermont-Ferrand. Mais elle concède :
Les solutions alternatives aux phytos ne font que freiner la pousse et ne permettent pas d’éradiquer la plante. C’est ce que je dis à mes clients : nous sommes comme des coiffeurs.
À compter du 1er juillet, une autre règle stricte s’impose aux professionnels du paysage : ramener tous les stocks de phytosanitaires non utilisés à son vendeur qui sera chargé de les détruire. Les armoires spécifiques dans lesquelles les produits étaient conservés devront également être restituées.
Par ses casquettes, Sylvie Costa ne cesse de relayer l’information. « On reçoit chaque semaine des mémos qui rappellent tout ça. À chacun de faire ce qu’il faut. » Sachant que, elle le rappelle, « nul n’est censé ignorer la loi… »
Thierry Senzier
