Léo Carbonneau et Oskar Rixen, trop rares Brivistes au rendez-vous au Stade Français, samedi
Pour trouver les tops de la rencontre, il a fallu se gratter un moment la tête. Alors, on a décidé de jumeler les prestations de deux jeunes joueurs : Oskar Rixen et Léo Carbonneau.
Léo Carbonneau, tout juste 18 ans qui harangue, pour son tout premier match en pro, ses partenaires. Oskar Rixen, de retour dans son premier club français, qui s’est occupé à découper tout ce qui se présentait face à lui, montrant ainsi l’exemple à ses coéquipiers sur l’intensité à mettre (15 plaquages réussis sur 16 tentés).
Ce samedi, ces deux jeunes joueurs ont été à la hauteur de l’événement. Sans doute même plus que d’autres plus expérimentés. Mais ça, c’est encore un autre débat.
Au coup de sifflet final, un sentiment évidemment mitigé habitait le jeune demi de mêlée formé au club, après sa première en Top 14, lui qui s’est employé à défendre fort, à gratter des ballons au sol et à dynamiser le jeu briviste quand les ballons arrivaient entre ses mains.
« J’ai essayé de jouer le plus naturellement possible de faire ce que j’ai toujours fait, sans me mettre trop de pression. Sur certaines séquences, j’aurais peut-être plus pu occuper au pied mais on voulait aussi mettre de la vitesse », indique le fils de Philippe qui avoue ne pas avoir plus échangé que cela avec son papa durant la semaine.
« Disons qu’à l’entraînement, quand il passe les consignes, je ne suis pas son fils mais un joueur de l’équipe. S’il doit me dire quelque chose, il le fait en tant qu’entraîneur. Évidemment qu’il m’a accompagné mais plus qu’un autre joueur », explique le numéro 9 du CAB.
L’entrée en jeu à l’arrière d’un autre gamin du club, Mathis Ferté, qui avait été lancé dans le grand bain à Toulon, a aussi été intéressante. À son crédit, de la vitesse et une défense précieuse qui a privé, dans l’en-but, Sekou Macalou d’un essai tout fait.
Quatre ballons en touche perdus sur ses propres lancers et cinq pénalités concédées en mêlée fermée. Face au Stade Français, le CAB a souffert en conquête. Un fait suffisamment rare pour être souligné. Comme si Brive avait besoin de cela en ce moment.
Les erreurs ont aussi été payées très cher. A chaque fois qu’ils auraient pu scorer dans la rencontre, les Brivistes ont pêché et ont, dans la foulée, été punis en encaissant quasi systématiquement des points. Une balance plus-moins qui fait très mal et qui dure depuis trois semaines.
Benjamin Pommier
