Le boucher de la Souterraine (Creuse) a embauché deux apprentis et prévoit d'ouvrir une nouvelle boutique
Après avoir été employé pendant de nombreuses années, Sébastien Pasquet a racheté la boucherie Saint-Jacques, dans le centre-ville de La Souterraine, il y a cinq ans. Il a conservé le cachet de la petite boutique avec une déco à l’ancienne et une jolie devanture rouge.
Derrière le comptoir, il est épaulé par deux apprentis : Kevin Larousse, 19 ans, et Nicolas Peypoux, 17 ans. Tous les deux sont élèves au CFA du Moulin Rabaud à Limoges. « J’ai toujours eu des apprentis depuis l’ouverture, explique Sébastien Pasquet, 52 ans. Je prends aussi des jeunes en stage pendant l’année scolaire. »Le boucher a à cœur d’apprendre les ficelles du métier aux jeunes générations. « C’est le but, de transmettre. S’il n’y a plus personne derrière… On cherche beaucoup de monde dans la boucherie. Moi si je peux les garder après, je le ferai. »
Une deuxième boutique à FursacSébastien Pasquet va d’ailleurs avoir besoin de bras supplémentaires d’ici peu. Il ouvrira une deuxième boucherie l’an prochain à Fursac, dans des locaux communaux situés au pied de l’église. « Il me faudra deux ou trois employés. »
Le patron apprend tous les aspects du métier à ses employés : la découpe de la viande bien sûr, mais aussi la confection de la charcuterie. En ce moment, Kevin et Nicolas ont du travail avec les boudins (châtaignes ou oignons), les pâtés de campagne et les grillons limousins. Sébastien Pasquet travaille dans les règles de l’art. « Je fais un maximum de choses moi-même. Il n’y a aucun colorant dans mes saucisses. J’ai travaillé dans les grandes surfaces, ça n’a rien à voir. » Le boucher ne propose que de la viande labellisée : bœuf et veau fermier du Limousin Blason prestige, agneau baronnet du Limousin.
Meilleur apprenti de FranceSes apprentis sont prometteurs. Kevin Larousse a fini 5e au concours du meilleur apprenti boucher de France cette année, après avoir été 1er aux niveaux départemental et régional.Les deux jeunes travaillent dur et se donnent les moyens de réussir. « J’aimerais en faire mon métier », indique Nicolas Peypoux, dont la famille n’est pas dans les métiers de bouche. Les horaires et les conditions de travail n’ont cependant rien à voir avec l’époque où Sébastien Pasquet a passé son CAP. C’était en 1986. « Quand j’ai fait mon apprentissage, on travaillait 60 heures par semaine, se souvient-il. Ça n’est plus ça maintenant et heureusement. Moi je ne le regrette pas. »
Les inscriptions pour assister à la soirée des Trophées des entreprises de la Creuse, qui aura lieu le 10 novembre à Guéret, sont ouvertes. Rendez-vous sur le site : https://meeting.gayakoa.com/TDE-23-2022
Texte : Catherine PerrotPhotos : Bruno Barlier
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