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Март
2023

Couper la queue des cochons, une pratique indispensable ? Un élevage de l'Allier devant la cour d'appel de Riom

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La caudectomie, cette pratique consistant à couper partiellement la queue des porcelets, dans les élevages, afin d’éviter qu’ils se les mordent entre eux, a encore fait l’objet d’âpres débats, mercredi, devant la justice auvergnate.Le 6 avril 2022, le tribunal correctionnel de Moulins condamnait le Gaec de Roover, installé à Limoise, dans l’Allier, à 50.000 euros d’amende dont 25.000 avec sursis pour effectuer cette coupe de manière systématique et sans anesthésie. Pour les magistrats Bourbonnais, il s’agit là de « mauvais traitements ».

Une décision « historique », se félicite l’association L214, à l’origine d’une plainte et de vidéos clandestines sur les conditions de vie dans cet élevage de 9.000 porcs. Une décision que le Gaec a aussi contesté. Mercredi, c’était donc à la cour d’appel de Riom d’examiner cette affaire très technique.La caudectomie, en France, ne peut être effectuée qu’en cas de nécessité et non pas de façon routinière. Les trois frères qui gèrent le Gaec font bloc et le redisent, ils n’ont pas d’autre choix que de la mettre en œuvre.

« Ce n’est pas par plaisir mais pour le bien-être des cochons. Même en bio, où la densité est moindre, il y a des problèmes de morsures et ils font de la caudectomie systématique. »

La vétérinaire de l’institut de la filière porcine, citée par la défense, est tout aussi formelle. « C’est la solution la plus efficace pour réduire les morsures, qui peuvent provoquer des dégâts monstrueux, on ne sait pas faire autrement. 95 % des porcs en France ont la queue coupée. »Difficile de s’appuyer, estime pour sa part Tristan Boffard, avocat général, sur l’arrêté censé réglementer la pratique. « C’est un texte difficilement applicable. » Et trop hypothétique, selon lui, pour fonder des poursuites pénales. En cas de condamnation, il requiert la « peine minimale ».

« On passe sous silence les conditions de vie de ces animaux », s’offusque Me Caroline Lanty, avocate de L214. « Leur principal ennemi, c’est l’ennui. » Or, considère-t-elle, à part une chaîne en guise de jouet, rien n’est fait pour occuper les cochons. « Ces animaux souffrent d’une vie d'une pauvreté absolue et d’un confinement en permanence. »

Des éleveurs en soutien

Dans la salle, d’autres éleveurs, venus soutenir les trois frères, ne perdent rien des discussions. « La filière porcine retient son souffle sur ce phénomène de pénalisation », avertit Me Pierre Morrier, avocat du Gaec, pour qui ne pas couper les queues serait « irresponsable ». « Il revient à la cour d’appel de donner un signal visible pour que cesse ce délire, terrible pour ces hommes et la filière. »Celle-ci rendra sa décision le 26 avril.

Olivier Choruszko 




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