Accusations de viol dans un centre équestre à Brive, le gérant maintenu en détention provisoire
Pas de sortie de prison pour Alexandre R. Placé en détention provisoire le 9 mars dernier dans une affaire d’atteintes sexuelles sur mineures, le gérant du centre équestre briviste « L’Éperon des crêtes », avait formulé une demande de remise en liberté, par l'intermédiaire de son avocate Me Juliette Pompignac. « La requête était motivée par le fait que mon client conteste les faits qui lui sont reprochés et qu’il reste présumé innocent », a souligné l’avocate briviste.
Étudiée par la chambre de l’instruction de Limoges le 16 mars dernier, la décision a été rendue publique ce jeudi 23 mars. L’arrêt confirme le maintien en détention de cet homme de 39 ans, qui conteste les accusations qui pèsent contre lui.
Sept plaintes contre le gérant du centrePour rappel, sept femmes, des membres du club d’équitation et des personnes ayant suivi des formations, ont porté plainte contre le propriétaire du centre équestre pour des faits de viol et d’agressions sexuelles. Des atteintes sexuelles présumées qui auraient été commises entre 2004 et 2018, quand certaines des plaignantes étaient âgées de moins de 15 ans notamment. L’une d’entre elles, qui avait accepté de témoigner dans nos colonnes, avait dénoncé des sévices sexuels pendant plus d’un an. Une autre avait expliqué avoir dû attendre des années avant que sa plainte ne soit prise au sérieux.
Viol et agression sexuelle dans un centre équestre à Brive : deux victimes brisent le silence
En plus de ces plaintes, d’autres femmes avaient fait de simples dépositions contre le mis en cause. Ce dernier, depuis sa mise en examen, a décidé de renforcer sa défense en faisant appel à un ténor du barreau, en la personne d’Édouard Martial. Cet avocat pénaliste agenais est connu pour avoir, entre autres, défendu Fettah Malki, un délinquant toulousain qui avait vendu des armes et un gilet pare-balles à Mohamed Merah avant que ce dernier ne commette ses attentats.
Pierre Vignaud
