Добавить новость
ru24.net
World News
Март
2023

Sur Instagram, le Clermontois se faisait passer pour un jeune auprès d'une adolescente et lui demande des photos d'elle nue

0

Il le répète. Il n’est pas attiré par les mineurs. Alors le président Descorsiers l’interroge à nouveau sur la minorité de sa victime, une adolescente de 14 ans, et sur la discussion à caractère sexuel qu’il a amorcée sur l’application Instagram en se faisant passer pour un jeune de 16 à 20 ans. "Le fait qu’elle soit mineure ne m’intéresse pas. Je ne l’ai pas ciblée pour ça."

"Il y a eu vingt-deux soirées où vous avez échangé des messages avec l’adolescente. J’ai compté une centaine de photos et de vidéos envoyées" 

 

Sous un pseudonyme, le Clermontois de 39 ans, a harponné via Instagram la jeune fille domiciliée dans le Nord. Dans leurs discussions qui ont duré un peu plus de deux mois et demi, entre avril et juin 2022, il lui demande de se dénuder, de se caresser et de lui envoyer des images d’elle, nue. "Il y a eu vingt-deux soirées où vous avez échangé des messages avec l’adolescente. J’ai compté une centaine de photos et de vidéos", lui remémore la procureure Emmanuelle Cano alors qu’il dit en dénombrer pas plus d’une dizaine. Lorsqu’il affirme que la victime apparaissait "en sous-vêtements", le président lui oppose les déclarations de la jeune fille qui, entendue par les enquêteurs, assure le contraire indiquant lui avoir envoyé des photos de ses parties intimes. Le trentenaire, avare en explications, dit avoir honte et avoir traversé, au moment des faits, une mauvaise période : "Je n’étais pas très bien. Je ne sais pas pourquoi j’ai continué cette conversation avec elle. Je regrette profondément."

Pas de maladie psychiatrique

Sa compagne qui ignorait ses agissements a esquissé une réponse. Elle a suggéré durant l’enquête la possible frustration sexuelle de son concubin. Pour des raisons médicales, elle ne peut pas avoir de rapports avec son compagnon. "Vous compensez cette frustration ?", lui demande le président du tribunal. "Oui, sûrement", répond le prévenu chez lequel l’expert psychiatre n’a relevé aucune maladie psychiatrique. Une expertise dans laquelle son avocate, Me Buisson, trouve "des éléments rassurants" : "Il n’a pas de traits pédophiles. Il n’est pas dans le déni ce qui n’est pas le cas dans tous les dossiers. Il est clair qu’il a dérapé mais il n’a jamais eu la volonté de tout rapprochement physique. C’était du virtuel même si pour l’adolescente, c’était bien réel."

Dix-huit mois de prison avec sursis probatoire

Il a été condamné lundi 20 mars, en correctionnelle, à Clermont-Ferrand, à dix-huit mois de prison avec sursis probatoire. Il devra suivre des soins et ne pas exercer de métier en contact avec des mineurs pendant cinq ans. Il devra verser 1.000 € à la victime, absente de l’audience, de préjudice moral. Une ado dont la mère a découvert ses conversations, le soir, dans sa chambre, sur son téléphone, avec un homme qu’elle pensait être un jeune garçon. 

Leïla Aberkane




Moscow.media
Частные объявления сегодня





Rss.plus
















Музыкальные новости




























Спорт в России и мире

Новости спорта


Новости тенниса