A Ussel, mobilisation forte avec 1.300 personnes qui ont défilé toujours aussi déterminées
Manifestation après manifestation, la tension monte. Ce jeudi après-midi, environ 1.300 personnes se sont retrouvées place Voltaire à Ussel (Corrèze). Une des plus importantes manifestations de ces dernières années pour la ville haut-corrézienne.Sit-in de lycéens en fin de manifestation
D'autres signes ne trompent pas. Dans le traditionnel discours avant de se mettre en marche le secrétaire de la CGT, Patrick Courteix a dénoncé en des termes vifs la répression subie le matin même à Tulle par des manifestants et notamment des jeunes. Plus tard sur le parcours, lors de prises de parole, la FSU et FO ont repris la condamnation de l'attitude de forces de police.
Enthousiasme communicatif des jeunesCette fois, les jeunes étaient beaucoup plus nombreux. Une bonne centaine à l'enthousiasme communicatif. Des élèves du lycée Bernart de Ventadour, de celui de Meymac et de l'établissement agricole Henri-Queuille de Neuvic.
Aujourd'hui, nous avons bloqué Neuvic. Il n'y a pas de bons ou mauvais manifestants, il y a des jeunes en colère !
Après une halte devant la mairie et des propos condamnant l'attitude ambigüe du premier magistrat de la cité, direction et halte devant la sous-préfecture. Des dizaines de sacs-poubelles pleins et des containers sont renversés devant l'entrée. Les discours sont durs à l'égard du pouvoir. « La réforme est passée sans vote. Elle est illégitime. Elle doit être retirée », affirme avec force un manifestant.
Les poubelles bloquent l'accès à la sous-préfecture
Sifflets, huées, bacs à ordures tambourinés. Une détermination forte mais sans débordement. Pas de tentative d'entrer dans la sous-préfecture, pas de feux de containers.
Le cortège s'est dispersé après un sit-in à 17 heures, au carrefour de la Poste, deux heures après son départ. L'intersyndicale doit se retrouver dans la soirée pour organiser la suite du mouvement.
