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Июнь
2024

Pourvu que la grêle ne tombe pas sur les ceps dans le Puy-de-Dôme

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La pluie de ces dernières semaines a été bénéfique aux vignes puydômoises. La seule crainte pour les vignerons et viticulteurs ? La grêle, alors qu’ils scrutent minutieusement chaque feuille, pour s’assurer de l’absence de maladie.

À Lachaux, sur la commune de Vic-le-Comte, Amandine Guéguen est en pleine opération de relevage de ses pieds de chardonnay : « On met toutes les branches qui dépassent dans les fils pour les tenir. Ensuite, on va les couper. Elles peuvent pousser de cinq à dix centimètres par jour quand les conditions sont optimales », explique celle qui exploite chardonnay, pinot et gamay sur trois hectares, avec son frère Pierre.

Gelées

Les gelées survenues dans la nuit du 18 au 19 avril ont épargné leur chardonnay, planté en 2011. « C’est une vigne classique, comme on aimerait en voir en cette période », contrairement à leur parcelle de gamay située à quelques mètres à vol d’oiseau.

« Vous voyez les petits raisins qui ont avorté avec le gel ? Ce sont des raisins qui ne feront rien. Ils ne sont pas du tout en fleur, contrairement à la première parcelle », souffle-t-elle, espérant que la production couvre les frais de mécanisation.

Taille

Point positif toutefois, les branches sont reparties. De quoi assurer un bois à tailler en prévision de la récolte 2025. « C’est mon grand-père qui a planté cette vigne. Elle a au moins 60 ans. Elle a toujours bien donné en termes de quantité et de qualité. Ça a été une première qu’elle gèle », peste la viticultrice.

À Corent, son voisin Thierry Sciortino est aussi en plein palissage afin de canaliser les feuilles et obtenir une surface foliaire plus importante.

On est en pleine floraison. Il nous faut beaucoup de soleil. On n’a pas eu de problème de gel à Corent, maintenant, on a peur de la grêle. Il y a une dizaine d’années, on l’avait prise le dernier jour des vendanges. »

Syrah

À la tête du Domaine de Lachaux avec sa femme Yolande, leur production va bientôt passer de 6,5 à 7,60 hectares. « On a planté une parcelle de syrah parce qu’il est plus résistant à la sécheresse et fait des vins plus corsés. Je vais finir de la planter l’an prochain, elle donnera près de 30 % de récolte la troisième année. »

Côté maladies, lui aussi s’en tire bien pour le moment. « L’an dernier, on avait eu du mildiou, et de l’oïdium l’année d’avant. Cette fois, il y a un peu de black-rot, même si, moi, je n’en ai pas. On a le nez dans les feuilles, on observe beaucoup. »Le gros problème selon lui, c’est l’esca : « Votre cep est magnifique et d’un coup, en juillet, il meurt en trois jours ! Ça survient autour des sept ans des ceps. Je change 700 à 800 pieds chaque année à cause de ça », peste-t-il.

Sans grêle ni maladie, la récolte 2024 pourrait être un bon millésime. « Une fois à la véraison, on sera un peu plus tranquille », conclut Thierry Sciortino. Croisons les doigts !

Texte : Gaëlle ChazalPhotos : Thierry Lindauer




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