Il investit dans le bois de Surgère
S ouvent l’exploitation des forêts est perçue comme un acte contre la nature. Découvrez comment l’exploitation raisonnée de nos forêts les aide à se développer. À Saint-Sauvier, une partie du bois de Surgère est actuellement exploitée par Jean-Paul Christin. Le propriétaire propose du bois de chauffage aux particuliers, aux entreprises et aux revendeurs.
Une exploitation loin d’être terminéeLes forêts se cultivent et couper des arbres est essentiel à leur développement ainsi qu’au développement durable. « Il faut tordre le cou à certaines idées reçues : non, le prélèvement d’arbres n’abîme pas les forêts. Au contraire, le rôle des forestiers est de porter à son maximum le potentiel de la nature », confie Jean-Paul Christin.
L’exploitation de cette forêt est loin d’être terminée, pas question de travailler n’importe comment. « Nous serons présents pour quelques années si tout va bien, nous avons un plan d’exploitation qui est suivi par l’Office National des Forêts. Il n’est pas question de tout mettre à blanc comme j’ai pu l’entendre dire. Le forestier est avant tout un amoureux de la forêt, dont il prend soin au quotidien, il prélève les arbres à maturité et favorise ainsi le renouvellement de la forêt et quand il fait des coupes parmi les plus jeunes, c’est pour mieux encourager les plus beaux à se développer.
Jean-Paul Christin poursuit. « Nul ne coupe un arbre sans une certaine émotion. Mais préfère-t-on qu’une forêt mal entretenue s’embrase soudain ou soit jetée à terre par une tempête ? Alors, ce bois que l’on prélève pour préserver les forêts, il est bon qu’il soit mis au service de l’économie. Car ainsi, il permet de continuer à préserver les forêts et d’investir dans des activités durables ».
Les coupes et la vente de bois permettent au forestier de poursuivre son travail, par stère, le bois est conditionné en botte avec des morceaux d’un mètre ou par « big bag » consigné. Le transport est assuré par l’entreprise qui est amenée à livrer dans la France entière.
