A quoi ressemblera le futur parc Saint-Jean à Clermont-Ferrand ?
Ce fut le site des abattoirs municipaux de Clermont-Ferrand, ce sera demain un parc paysager et habité de dix hectares avec de la végétation, beaucoup, une aire de jeux en bois pour les enfants, deux terrains de pétanque, un grand ponton et une agora pour des événements festifs, une guinguette, des salons de fraîcheur, des coins pique-nique et des logements.Les esquisses présentées ont permis de mieux comprendre à quoi ressemblera ce nouveau poumon vert de la ville.
S'appuyer sur le "déjà là"À l’angle des rues Chappe et Pré-la-Reine, la nature a déjà repris ses droits sur cette vaste parcelle qui il y a cent ans, avant les abattoirs, accueillait déjà des jardins. On redécouvre une majestueuse allée de platanes, de nombreux de tilleuls argentés, mais aussi des bosquets, comme des oasis, qui ont poussé spontanément, avec déjà de grands arbres qui apportent leur ombre.
Ce mouvement de reconquête va s’intensifier dans les prochains mois, comme l’ont expliqué Romain Sarry, de la SPL Clermont-Auvergne en charge de piloter les travaux et la paysagiste Sophie Boichat-Lora, conceptrice du projet du parc Saint-Jean.
Le futur parc Saint-Jean va tirer le meilleur parti de la végétation existante et la densifier, mais aussi proposer de multiples espaces pour chacun se l'approprie selon ses envies.La structure du parc va s’organiser autour de ces bosquets préexistants et nous allons amplifier cette végétation naturelle. Plus de 250 arbres, que nous irons choisir dans les pépinières de la ville, sujet par sujet, silhouette par silhouette, seront plantés.
« Des espèces qui appartiennent à l’arc méditerranéen et qui conviennent bien à Clermont-Ferrand comme des peupliers blancs, des amandiers de Clermont-Ferrand, des amélanchiers…. »Le parc offrira un cadre agréable pour se promener et pique-niquer. Une aire de jeux et deux terrains de pétanque seront aménagés.Une première tranche de travaux sur 2,5 hectares a été lancée, samedi 22 juin, par le maire Olivier Bianchi, en présence d’adjoints et des élus du Conseil municipal des jeunes qui ont inauguré un hôtel à insectes.
Préparer l'avenirPour Olivier Bianchi, ce fut l’occasion de répéter que « oui, l’avenir se prépare et que les gens seront ravis du courage que nous avons eu ».
Une ville est un organisme vivant qui change toutes les décennies pour se réadapter au monde dans lequel on vit et à l’évolution des comportements. Aujourd’hui, c’est le temps de la transition écologique et des nouveaux usages.
On pourra pique-niquer et se mettre au frais dans les salons de fraîcheur avec brumisation
Les gens pourront vivre, travailler, se former, avoir des loisirs dans le quartier Saint-Jean qui sera desservi par la ligne B de bus à haut niveau de service de la métropole et où la Région a ouvert son nouveau lycée professionnel Gergovie, la ville, le gymnase Édith-Tavert et bientôt, ce nouveau poumon vert que sera le parc Saint-Jean. .
Ville noire et minérale, Clermont-Ferrand n’en compte pas moins onze parcs qui s’étalent sur 80 hectares et de nombreux squares.
« À l’issue des deux mandats, la ville comptera cinq parcs supplémentaires, a rappelé le maire Olivier Bianchi, pour une surface de près de 20 hectares, à savoir le parc Saint-Jean (7 hectares de verdure si on enlève les immeubles), le parc de la Muraille à Saint-Jacques (4 ha), le parc de Regensburg (1,2 ha), la coulée verte de Vallières, et le parc Champfleuri (ex-parc des Petites Sœurs des Pauvres).
Les arbres ne sont pas faits pour pousser au milieu de l’asphalte, même si nous continuerons d’en planter. Ils ont besoin de s’enraciner profondément pour s’épanouir. Ce qui est important, c’est d’avoir des zones de végétation suffisamment denses pour se protéger de la chaleur et que ces parcs s’insèrent dans une pensée urbaine.
Le parc sera un poumon vert pour le quartier Saint-Jean, comme un petit Central park pour les habitants des immeubles qui y seront construits. 76% de la surface restera perméable aux eaux de pluie.
Pour Christine Mandon, présidente de la SPL Clermont-Auvergne qui s’occupe de toute la ZAC Saint-Jean « il était important dans ce projet de respecter le “déjà là”, toutes ses friches naturelles, ces arbres déjà grands. Et le projet respecte les préconisations du futur PLUi de la Métropole en matière de gestion des eaux pluviales, avec 76 % des surfaces qui resteront perméables. »
Géraldine Messina
