Alcoolisé au volant, il avait embouti des véhicules en stationnement dans le Puy-de-Dôme
Il a déjà été condamné à sept reprises, dont quatre pour conduite sous alcool. Il avait également déjà causé un accident, dans un rond-point, au volant d’une voiturette, lors d’une précédente affaire. "Je l’avais pas vu arriver, la voiture s’est soulevée", se remémore-t-il.Et le 30 mai dernier, il a récidivé. Il était de nouveau au volant, alors que son permis de conduire était suspendu depuis 2021. Il avait d’ailleurs été condamné à trois ans d’interdiction de le repasser.
Il donne une fausse identitéLe jour des faits, il est 21 h 45 lorsque les policiers sont appelés à la suite d’un accident de la route rue des Meuniers, à Aubière. Le prévenu vient d’emboutir deux véhicules en stationnement. Par ricochet, sous l’effet du choc, trois autres véhicules sont aussi endommagés.À l’arrivée des fonctionnaires, un ami du quadragénaire se présente comme étant le conducteur de la voiture en faute. Sauf qu’il n’est pas blessé, contrairement au prévenu, touché à l’arcade.Le prévenu est ivre, 1,30 g d’alcool dans le sang, et tient des propos menaçants. Les policiers se voient contraints de le menotter, puis de le projeter au sol, car le mis en cause se rebelle. Il donne une fausse identité, avant d’être emmené au commissariat afin d’être placé en garde à vue. Des témoins l’identifient comme le conducteur de la voiture ayant causé l’accident.Ce soir-là, il avait bu un coup avec ses ouvriers après le travail. Il s’était fait ramener chez lui, avant de prendre le volant d'une BMW pour rejoindre sa belle-famille, et de perdre le contrôle sur un dos-d’âne. "Je m’en veux, j’allais retrouver ma fille et j’ai fait une bêtise. Je suis désolé, j’aurais jamais dû. Je reconnais que quand on touche de l’alcool, on fait n’importe quoi. Il faut que je me fasse soigner. C’était dangereux."
"Qu’est-ce qui se serait passé si un enfant avait traversé ou si quelqu’un se trouvait dans l’une des voitures ? Et ce n’est pas la première fois", constate le président Stéphane Descorsiers.Le prévenu a un problème avec l’alcool. "J’avais plus ma fille, je me noyais dans l’alcool pour oublier ", admet le Puydômois. "Il a une double problématique : Un état anxio-dépressif et une addiction à l’alcool", plaide son avocate, Me Anne-Laure Lebert. "Il est important qu’il ne touche plus un volant", estime Bruno Fauh au parquet.Le tribunal condamne Paul Ribeiro à trente mois de prison ferme, dont quinze avec sursis probatoire, avec maintien en détention. Il a notamment obligation de suivre des soins.
Julien Moreau
