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Июнь
2024

La participation pourrait être à la hauteur de celle des législatives de 2002

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Entre 62 et 64 %. Pas moins. À la lumière du sondage (*)  qu’il a publié samedi, l’institut Elabe projette le taux de participation au premier tour des élections législatives. Pour mémoire, ce taux était de 47, 2 % en 2022 et de 48, 7 % en 2017. Il faut revenir à 2002, pour une participation supérieure à 60 %, en l’occurrence, 64,4 %.

Selon le sondage, « 60 % – en progression de 3 points depuis le 12 juin – des personnes inscrites sur les listes électorales se disent tout à fait certaines d’aller voter aux élections législatives et 11 % (+1 depuis le 12 juin) l’envisagent sérieusement ». Le sondeur précise que ce niveau est « nettement supérieur à celui mesuré aux élections législatives 2022 à période comparable (57 %).Deux raisons président à « ces indicateurs qui montrent que la participation sera nettement en hausse » pointe Bernard Sananès, président d’Elabe. « Contrairement à 2017 et 2022, et même 2007 et 2012, les élections législatives, d’une part, ne sont pas corrélées à l’élection présidentielle ».

« Un enjeu très fort »

D’autre part, « les circonstances politiques, la dissolution, la crainte de voir l’un des deux blocs, voire les deux pour certains, arriver » en tête « fait que l’enjeu de participation semble très fort ».En atteste, les inquiétudes témoignées par les électeurs sondés selon la formation qui sortira victorieuse des urnes : « 53 % redoutent que ce soit le NFP ; 50 % le RN et 39 % Ensemble ». « Il s’agit d’un phénomène nouveau » remarque Bernard Sananès. « L’écart est faible mais la symbolique est importante ». Deux explications, « la stratégie de normalisation du RN menée notamment à l’Assemblée nationale » a manifestement été payante. Tandis que, note le journaliste, « la gauche s’est décentrée par rapport aux élections précédentes, elle est allée sur une position qui est plus celle de LFI ; sa stratégie » dans l’Hémicycle « a été plus contestée et la personnalité de Jean-Luc Mélenchon clive aujourd’hui plus que celle de Jordan Bardella ».

Optimistes et pessimistes

Cependant, nuance le journaliste, « on ne peut pas dire » que cette volonté de voter « profite particulièrement à telle ou telle catégorie » de la société. « Peut-être est-ce un peu plus marqué chez les jeunes et les électeurs de gauche mais globalement cela profite grosso modo à tous les camps, indistinctement » affine le journaliste.Dans le détail, selon le sondage, les 18-24 ans, les 50-64 ans et les plus de 65 ans sont les catégories qui, avec 70 % et plus, affichent massivement une intention de voter. Les cadres supérieurs, les professions intermédiaires et les retraités comptent également parmi les plus décidés.

« Au global, on parle de 5 millions d’électeurs par rapport aux élections européennes ».

Quant au ressenti de ces électeurs, selon Elabe, « 40 % des Français s’attendent à une victoire du RN ; 13 % du Nouveau Front Populaire et 7 % d’Ensemble ». Dans le détail, « une large majorité d’électeurs qui ont l’intention de voter pour le RN sont optimistes quant à la victoire de leur camp (77 %) ; les électeurs du NFP sont moins optimistes (45 % font le pronostic d’une victoire de l’alliance de gauche et 32 % ne savent pas). Les plus pessimistes, d’après le sondage, sont les électeurs d’Ensemble (24 % victoire d’Ensemble, 26 % du RN, 43 % ne savent pas) ».

Rien n'est joué

Par ailleurs « plus d’un tiers des électeurs potentiels de LR (36 %) pense que le RN obtiendra le plus de députés à l’issue du scrutin, contre 18 % pour Ensemble et 37 % qui ne se prononcent pas ».

« Je retiens », appuie le président d’Elabe, « qu’aucun parti n’a la majorité en termes de crédibilité. C’est dire combien on tient les programmes et les promesses politiques à distance. Cela dit aussi la désaffection des Français à l’égard de la parole politique » […] Il semble aujourd’hui que La colère de l’électorat l’emporte sur la crédibilité ». En matière économique, par exemple, « l’expertise n’est plus un barrage quand il y a une aussi forte envie de changement ». Malgré l’avance du RN dans les intentions de vote, « rien n’est joué », assure Bernard Sananès qui s’interroge sur le fait que « cette envie de changement soit supérieure ou non à la peur du changement ». (*) Réalisé sur Internet pour BFMTV et La Tribune du Dimanche, entre les 19 et 21 juin, sur un échantillon de 2.002 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 870 inscrits sur les listes électorales. À consulter sur elabe.fr




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