Manuel Valls agace Emmanuel Macron, la suite du show Hanouna, Fabien Roussel le jaloux
C’est fou comme la dissolution a vraiment tout clarifié ! Ce second quinquennat est décidément à nul autre pareil. Le gouvernement Attal n’avait déjà pas duré longtemps, et voilà que Michel Barnier est renversé par une motion de censure trois mois après sa nomination. François Bayrou se retrouve à Matignon, mais la crise n’en finit plus, la vie politique entre dans l’inédit.
Deux têtes, deux rythmes
Le 1er avril, François Bayrou saisit le Conseil économique, social et environnemental de son projet d’organiser un débat sur le thème "Qu’est-ce qu’être Français ?" Un mois plus tard, les échanges sur les modalités et le contenu exact se poursuivent entre Matignon et le Cese. Le 2 mai, Emmanuel Macron fait savoir qu’il veut lancer une convention citoyenne consacrée aux temps de l’enfant. Le Premier ministre écrit aussitôt la lettre de mission : la convention devra terminer ses travaux en novembre.
Macron vote Trump !
Après la déprime qui a suivi la dissolution à l’Elysée, il fallait un sursaut. Emmanuel Macron l’a eu quand il a appris, en novembre, l’élection de Donald Trump. "Il a tout de suite compris qu’il avait de nouveau une carte à jouer", raconte un proche du président. Ces dernières semaines, il a été envisagé d’inviter le président américain au 80e anniversaire du 8 mai 1945, mais le projet n’a pas été à son terme.
Manuel Valls agace le président…
Actuellement en Nouvelle-Calédonie, pour la troisième fois depuis sa nomination en décembre dernier, le ministre des Outre-mer "énerve fort" le président de la République, selon un proche de ce dernier. L’Opinion a raconté l’appel à la prudence du chef de l’Etat, qui craint de voir Manuel Valls conduire trop vite l’archipel vers l’indépendance, et faire ainsi échouer le processus. En réalité, c’est surtout l’indépendance de son ministre qui irrite Emmanuel Macron. "Valls n’a pas le mandat ni la légitimité pour agir", griffe-t-on dans l’entourage du président qui, soudain, semble rêver d’être ministre des Outre-mer. Que le mandat présidentiel paraît étriqué parfois !
… Amélie de Montchalin aussi
La proposition de la ministre des Comptes publics de supprimer l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités est loin d’avoir séduit Emmanuel Macron. A ses proches, il répète que ses deux "actifs" - l’Europe et la fiscalité - ne peuvent être abîmés. Pas question non plus de prendre le risque d’échauffer un électorat précieux car fidèle. Décidément, il est inconfortable pour un président de perdre le contrôle de ses ministres.
Le show Hanouna, suite
Pas candidat à l’Elysée, peut-être, mais bien décidé à poursuivre son show. Cyril Hanouna a un rendez-vous assez singulier le 19 juin : il a accepté d’être, dans un grand hôtel parisien, l’invité d’un déjeuner organisé par le Chinese business club et aura ainsi l’occasion d’échanger avec des PDG, des investisseurs et autres leaders du monde économique.
Roussel le jaloux
Sébastien Jumel se définit comme "un compagnon de route de longue date" de François Ruffin. L’ancien député de gauche, battu en 2024, siégeait avec l’ambitieux Picard, alors insoumis, à la commission des affaires économiques. Ils y ont beaucoup sympathisé. Depuis, l’ancien maire de Dieppe travaille à la mise en orbite de son ami, organisant son réseau d’élus locaux en vue de la prochaine présidentielle. Sauf que Jumel est avant tout communiste. Et quelle ne fut pas la surprise de Fabien Roussel, lors de l’ultime édition du Salon de l’Agriculture, de surprendre son ancien parlementaire casser la croûte à quelques mètres de lui avec Ruffin… "Je n’aime pas qu’on vienne débaucher chez moi. Ça se fait pas, marmonne-t-il en petit comité. C’est la vie hein. Mais je n’aime pas ces pratiques et je ne les pratique pas."
