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Май
2025

"Triquebalideau", "Mouscouillousse"… Les insultes oubliées de nos ancêtres

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Je le reconnais : ce que je vais vous apprendre aujourd’hui est aussi utile qu’un jour férié tombant un dimanche. Je l’admets aussi : Brassens ayant avec sa Ronde des jurons consacré une chanson au sujet, j’ai autant de chances de lui arriver à la cheville que de ravir à Usain Bolt le record du monde du 100 mètres. Mais tant pis, j’assume et vous propose de plonger avec moi dans le langage fleuri de nos ancêtres. Et vous allez le constater : le capitaine Haddock peut retourner à ses chères études.

Le moins que l’on puisse dire en effet est que nos aïeux avaient le sens de la métaphore. Voyez "aimer une chèvre coiffée" (être difficile en amour) ou son exact opposé "aimer comme la colique" (détester). Voyez "il a plu sur sa mercerie" (à propos d’une femme qui a mal vieilli) ; "ne pas valoir le pet d’un âne mort" (être un moins que rien) ; "porter le deuil de sa blanchisseuse" (être très sale) ; "vouloir apprendre à son père à faire des enfants" (prétendre tout savoir). Et celle-ci, pour lequel j’ai un certain faible : "assassineur de morts" (enfonceur de portes ouvertes).

Dans une société enserrée par l’Eglise, l’humour était bien sûr de rigueur pour moquer la religion. "Entrer dans la grande confrérie" revenait à sortir avec une fille facile ; "se croire le premier moutardier du pape" à se vanter. "L’abbaye des s’offre-à-tous" correspondait à un bordel. Quant à sa cousine, "l’abbaye de monte-à-regrets", elle désignait le très lugubre échafaud.

Le temps faisant son office, nombre de ces jurons nous sont devenus incompréhensibles, tels "noienz" (moins que rien) ou "sanglant coupault", soit mari cocu. Pour rester dans le registre abstrus, connaissez-vous "foimenti" (sale traître, parjure) ? "Lodier" (gueux, vaurien) ? "Ribaud putier" (scélérat, débauché) ? "Triquebalideau" (niais, idiot) ? "Mouscouillousse" (minable) ? "Gemenée de Godinette" (fils de p…) ? "Félon de pute estrace" (même sens) ?

De quoi avoir furieusement envie de "jurer comme un charretier embourbé", non ?

Source : Dico des injures oubliées, par Sabine Duhamel. Editions Librio.




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