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Май
2025

Conquête de Gaza : de Jénine à Washington, le retour du cycle mortifère

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La catastrophe a été évitée de peu. Alors que des diplomates du monde entier visitent, le 21 mai, le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, l’armée israélienne ouvre le feu à balles réelles sur cette délégation, déclenchant un tollé international. Tsahal présente ses excuses et tente de se justifier, affirmant que ces diplomates sont entrés dans une "zone où elle n’était pas autorisée à se trouver" et que les tirs étaient juste une semonce… La justification qui ne convainc vraiment personne.

Cet incident rappelle toutefois au monde que Benyamin Netanyahou et son armée sont prêts à franchir toutes les lignes rouges pour poursuivre leur projet implacable d’une prise de contrôle totale de la zone. Le tout au prix d’une colonisation active dans tous les territoires palestiniens, d’un déplacement massif de la population et d’une terrible catastrophe humanitaire qui laisse Gaza affamée et endeuillée avec déjà plus de 53 000 morts.

Un vent de contestation au sein de l’Etat hébreu

Le lendemain de cet incident à Jénine, la barbarie fait son retour mais, cette fois, à plusieurs milliers de kilomètres du Proche-Orient. A Washington, un homme abat froidement deux employés de l’ambassade d’Israël aux Etats-Unis, à l’extérieur du Musée juif de Washington, scandant des slogans pro-palestiniens lors de son arrestation. Cet acte, ouvertement antisémite, ravive une fois de plus le spectre d’un cycle mortifère et d’un climat "d’insurrection intellectuelle" en Occident - pour reprendre l’expression du chercheur Hugo Micheron - dont la portée reste pour le moment imprévisible et inquiétante.

Alors qu’un vent de contestation souffle au sein de l’Etat hébreu - et jusque dans l’armée - contre la politique de Benyamin Netanyahou et ses ministres pyromanes d’extrême droite, le risque de divorce avec la société israélienne est réel. La surdité du Premier ministre - qui laisse entrer une quantité infime d’aide humanitaire uniquement pour des raisons "diplomatiques" - risque de placer Israël sur la liste des Etats "paria" aux yeux de ses partenaires historiques.

Le drame de Gaza a déclenché une cascade de mesures : l’Union européenne réexamine son accord d’association avec Israël en vigueur depuis 2000, le Royaume-Uni suspend ses négociations sur un accord de libre-échange et même Donald Trump prend ses distances avec Netanyahou au profit des pays du Golfe… "Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité", tranche le ministère des Affaires étrangères. À ce jour, les deux objectifs affichés - l’éradication du Hamas et la libération des otages - ne sont toujours pas atteints, tandis que le cycle de violences, lui, ne cesse de s’intensifier.




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