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Май
2025

Microplastiques : une étude montre que la pollution des sols dépasse celle des océans

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Depuis les années 1950, les plastiques ont envahi la chaîne de production alimentaire : 20 % de la consommation plastique en France est destinée aux secteurs agricole et alimentaire, dont 91 % concernant l’emballage. C’est ce qui ressort de l’étude menée par l’INRAE et le CNRS, commandée par les ministères chargés de l’agriculture et de l’environnement ainsi que l’Ademe, dont les résultats sont présentés ce vendredi 23 mai lors d’un colloque public, permettant de faire un état des connaissances sur les usages, les propriétés et le recyclage des plastiques mais aussi sur leurs impacts sur l’environnement et la santé.

Un coût environnemental et sanitaire considérable

Appuyée sur l’analyse de plus de 4 500 publications scientifiques, l’expertise révèle que les sols sont aujourd’hui plus contaminés par les microplastiques que les océans. Leur faible coût, leur légèreté et leur robustesse, ont favorisé leur usage intensif, malgré une composition de plus en plus complexe rendant leur recyclage difficile, voire impossible. Les sols agricoles sont particulièrement touchés en raison de l’usage intensif de plastique dans la conservation des fourrages ou les cultures horticoles (paillages, tunnels de serre…).

Au fil de leur vie, ces plastiques se dégradent en particules microscopiques, qui contaminent les sols à des taux allant de 100 à 10 000 particules de microplastiques par kilo de sol dans le premier mètre de profondeur. Cette pollution touche tous les écosystèmes et se propage aussi dans l’air. Les micro et nanoplastiques pénètrent ainsi les chaînes alimentaires, affectant la faune, la flore et les humains. "Chez les animaux et les humains, les microplastiques sont retrouvés dans la plupart des organes, comme les poumons, le système digestif, le placenta chez l’humain, et les fluides dont le lait maternel", décrit l’étude. Des seuils de toxicité ont été identifiés dès 20 µg/kg de masse corporelle et par jour pour plusieurs pathologies et organes cibles, et des effets neurologiques dès 6,5 ng/kg de masse corporelle et par jour.

Des plastiques porteurs de substances chimiques

Mais ce n’est pas tout. Agissant comme un "cheval de Troie", les plastiques véhiculent des substances toxiques, comme des métaux ou des polluants chimiques. Un grand nombre de ces constituants migre depuis les plastiques en contact avec les aliments vers ces derniers. Parmi les plus de 10 000 substances potentiellement présentes dans les plastiques alimentaires, deux familles ont concentré les efforts de recherche : les phtalates et le bisphénol A (BPA), reconnus comme perturbateurs endocriniens, et réglementés au niveau européen. Le BPA, même à faible dose, contribue notamment au développement de maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 ou de l’obésité.

Pour eux, les plastiques biosourcés, considérés comme une alternative plus vertueuse, ne règlent pas le problème car la complexité de leur fabrication et de leur traitement reste identique. D’autant qu’ils ne représentent que 1,5 % de la production française et européenne de plastiques en 2023.

Face à l’échec du recyclage comme unique réponse, les scientifiques appellent repenser en profondeur notre usage du plastique. La réduction à la source est présentée comme la voie la plus efficace, bien que la plus difficile à mettre en oeuvre. D'autres leviers, comme le renforcement des politiques de régulation ou une meilleure transparence sur la composition des plastiques utilisés, ont été identifiés.




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