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Май
2025

"N'est pas Sarkozy qui veut !" : Dominique de Villepin - Bruno Retailleau, les secrets derrière la haine

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"Vous allez me parler de campagne présidentielle, que M. Retailleau pourrait être un adversaire. Soyons sérieux, soyons sérieux. Quand M. Retailleau aura marqué des points pour l’équipe de France, alors on pourra éventuellement parler d’une telle hypothèse." Dominique de Villepin n’est pas homme à plaisanter. D’ailleurs, le candidat sérieux c’est lui ; Bruno Retailleau "n’a pas le respect de l’Etat", qui plus est, "M. Retailleau, il y a huit mois, qui le connaissait ?"

Il reproche à ce gouvernement de ne parler que d’immigration et d’islam, lui n’a que le mot Retailleau à la bouche. A instrumentalisation, instrumentalisation et demie. Est-ce cette vieille technique de marketing qui consiste à cibler la vedette du moment pour que les projecteurs vous éclairent autant que lui ? Ou ce truc directement venu du Tour de France qui consiste à se mettre dans la roue du leader pour bénéficier de l’aérodynamique ?

Depuis quelques semaines et plus encore depuis quelques jours, Dominique de Villepin, revenu de nulle part pour tenter d'aller on devine où, a choisi son adversaire : il s’appelle Bruno Retailleau. Au lendemain de l’élection de ce dernier à la tête de LR, il s’invite pour commenter le résultat, en des termes peu flatteurs : "droite ultraconservatrice, réactionnaire, identitaire." In cauda venenum : "J’ai du mal à voir la différence avec ce que dit le Rassemblement national."

Dimanche 25 mai, Dominique de Villepin – "l’illuminé", comme dit un ancien ministre - fait feu de tout bois. Demande au ministre de l’Intérieur de faire jouer l’article 40 pour savoir qui a fait fuiter dans Le Figaro le rapport sur l’entrisme des Frères musulmans. Lui reproche son amateurisme. Retailleau a été conseiller général, conseiller régional, député, sénateur ; lui n’a jamais rencontré le suffrage universel mais a une justification qui ne manquera pas de faire tomber de leurs chaises tous ceux qui l’ont connu à la fin des années 1990 et au début des années 2000 : "Je n’ai pas été élu pour une raison simple : dans tout mon parcours politique, je n’ai jamais pensé à moi."

"N’est pas Sarkozy qui veut !"

Bouquet final : "N’est pas Sarkozy qui veut !" A la fin de l’envoi je touche. Dominique de Villepin, avec une formule dont on sentait tellement qu’elle avait été préparée, touche même là au sublime. Hommage de la vertu au vice ? Il parle de ce même Sarkozy qu’il qualifiera un jour de sa présidence d’"un des problèmes de la France".

Dominique de Villepin et Bruno Retailleau ne se connaissent pas. Jamais vu, jamais parlé. En 1997, l’un et l’autre sont emportés par des tempêtes d’un genre un tantinet différent : le premier manigance et pousse… à la dissolution, qui se révèlera (déjà) un retentissant fiasco. Le second est impliqué dans un scandale de tricherie lors de l'émission Intervilles.

En 2004, quand Bruno Retailleau est élu pour la première fois sénateur, Dominique de Villepin devient ministre de l’Intérieur. Place Beauvau, il fait valoir son titre de ministre des Cultes, raconte un ministre de l’époque, pour s’occuper du voile, dont il considère désormais que le port chez une jeune fille n'est "pas forcément le signe d’une radicalisation".

En 2007, Bruno Retailleau soutient Philippe de Villiers de toutes ses forces, Dominique de Villepin soutient Nicolas Sarkozy comme la corde un pendu. Aujourd’hui, il réécrit l’histoire. Car c’est un formidable conteur. Dimanche, il a répété qu’il n’avait jamais envisagé d’être candidat cette année-là et que c’était une fable inventée par Nicolas Sarkozy. Petit retour en arrière. Pavillon de musique, au fond du parc de Matignon, le 6 septembre 2006 : il est Premier ministre et il invite alors Jean-Louis Debré à déjeuner en tête à tête. "A trop attendre, on finit par arriver trop tard", lâche d'emblée Villepin. Il a réfléchi pendant l’été ; il est décidé. Il ne peut, en conscience, laisser Sarkozy diriger le pays. Seule la date de l'annonce de sa candidature le préoccupe. Décembre ? Janvier ? Plus tard ? A partir de novembre, le directeur de cabinet de Matignon, un certain Bruno Le Maire, réunit chaque semaine dans son bureau trois ministres, Christian Jacob (Fonction publique), Henri Cuq (Relations avec le Parlement), François Goulard (Enseignement supérieur), et, parfois, les députés Hervé Mariton et Georges Tron. Villepin les rejoint et partage souvent avec eux une bouteille de bourgogne. Le dimanche 5 novembre 2006, il s'enivre : "Maintenant, il faut y aller, et vite !" Le jour J n’arrivera jamais.

En 2025, Dominique de Villepin et Bruno Retailleau s'affrontent par médias interposés. "Bruno incarne tout ce que Villepin déteste", observe un proche de l'actuel ministre de l'Intérieur. "Cela n'a aucun sens", ajoute un ex-ministre du gouvernement Villepin des années 2005-2007. La droite y retrouvera ses petits - ou pas.




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