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Июнь
2025

Donald Trump et Elon Musk se déchirent en public : le récit d’un clash spectaculaire

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C’était il y a une semaine. Autrement dit, il y a une éternité à l’échelle du temps de la politique américaine. Vendredi 30 mai, durant une conférence de presse commune dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, Donald Trump soignait la sortie d’Elon Musk, qui a assuré vouloir rester "l’ami et le conseiller" du président américain. Ce jour-là, Donald Trump saluait la mission de réduction de la dépense publique menée par l’homme le plus riche du monde, estimant que "les Américains avaient une dette" envers lui, à l’issue de la fin officielle de son poste d’employé spécial du gouvernement, à la tête du Doge.

Une semaine plus tard, le divorce est bel et bien consommé entre le président américain et le patron de SpaceX, Tesla et du réseau X, soutien financier de tout premier plan pendant la campagne du républicain et devenu incontournable du début de son second mandat. Jeudi 5 juin, les deux milliardaires se sont livrés à une violente passe d’armes à distance. La première salve est venue de Donald Trump. Celui-ci a déclaré qu’il ne savait pas si sa relation avec son ancien conseiller se poursuivrait, se disant "très déçu" par les critiques du patron de Tesla à l’égard de son mégaprojet de loi budgétaire. Ce texte, en cours d’examen au Sénat, comprend notamment l’extension des crédits d’impôt monumentaux du premier mandat du milliardaire républicain, qui arrivent à expiration à la fin de l’année.

"Ecoutez, Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas. J’ai été surpris", a d’abord lancé Donald Trump aux journalistes dans le bureau Ovale, en pleine réception à la Maison-Blanche du chancelier allemand Friedrich Merz. "Je suis très déçu, parce que Elon Musk connaissait le contenu de cette loi mieux que quasiment tout le monde ici", a-t-il repris. "Tout d’un coup, il a un problème." "Faux", a répondu Elon Musk sur son réseau social à propos de cette "grande et belle loi" comme la surnomme Donald Trump, une "abomination répugnante" comme la qualifie le patron de Tesla.

"Sans moi, Donald Trump aurait perdu l’élection"

"N’importe quoi", a également écrit Elon Musk sur son réseau social X en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques. Le président américain a en effet assuré sur son réseau Truth Social qu’il avait mis fin à la mission budgétaire d’Elon Musk, selon lui "devenu fou" à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.

Elon Musk a enfoncé le clou peu après : "Sans moi, Donald Trump aurait perdu l’élection" en 2024, "les démocrates contrôleraient la Chambre des représentants et les Républicains seraient à 51-49 au Sénat", a-t-il attaqué. "Quelle ingratitude", a encore accusé Elon Musk. Donald Trump a menacé dans la foulée d'"annuler" les gigantesques contrats avec l’Etat d’Elon Musk. "Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux" du patron de Tesla et SpaceX, a déclaré le président issu du Parti républicain.

En outre, Elon Musk n’a pas hésité à frapper sous la ceinture, affirmant, sans apporter de preuve, que le nom du président américain se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au cœur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé. En réponse, la Maison-Blanche s’est contentée de qualifier ces attaques de "regrettables". Le natif d’Afrique du Sud, qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a par ailleurs demandé ce jeudi s’il n’était pas "temps de créer un nouveau parti politique" aux Etats-Unis.

Ce vendredi 6 juin, Donald Trump semble toutefois vouloir une désescalade dans l’affrontement public. "Oh, ce n’est pas grave", a en effet déclaré le président à Politico qui l’a interrogé sur sa dispute avec son ancien allié. Toujours selon Politico, qui n’identifie pas ses sources, des conseillers à la Maison-Blanche ont œuvré pour persuader Donald Trump de modérer ses propos pour éviter une escalade, et ont programmé un appel ce vendredi entre les deux anciens amis pour tenter de faire la paix.

La direction de la Nasa met l’alliance à rude épreuve

Elon Musk, qui avait qualifié le président américain de "roi" le jour de son investiture, et porté une casquette siglée "Trump avait raison sur tout" au conseil des ministres, avait annoncé fin avril se mettre en retrait pour s’occuper davantage de ses entreprises, notamment Tesla, dont les ventes ont chuté au fur et à mesure que son patron devenait l’une des personnalités les plus clivantes du monde. Samedi 31 mai, après une brève panne du réseau X, il a écrit : "De retour à passer 24 heures sur 24 et sept jours sur sept au travail et à dormir dans des salles de conférence/serveur/usine."

Quelques jours plus tôt, il avait déjà pris ses distances avec Donald Trump, dans un entretien à la chaîne CBS. "J’ai été déçu de voir ce projet de loi de dépenses massives - franchement - qui augmente le déficit budgétaire", avait déclaré Elon Musk dans un extrait d’une interview.

Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il a fortement soutenu un juge conservateur dans une élection récente à la Cour suprême locale. Mais c’est la candidate des démocrates qui l’a emporté, largement. Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, a forcément suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.

L’alliance fragile entre les deux hommes a également été mise à rude épreuve par la récente décision de la Maison-Blanche d’écarter Jared Isaacman de la direction de la Nasa. Le 31 mai, soit un jour après avoir chaleureusement remercié Elon Musk pour son action auprès de l’administration, Donald Trump a en effet retiré son soutien à cette personnalité très proche d’Elon Musk. En décembre dernier, avant son retour au pouvoir, Donald Trump avait déclaré qu’il voulait faire de Jared Isaacman, qui est aussi le premier astronaute privé à avoir effectué une sortie extra-véhiculaire dans l’espace, le prochain patron de l’agence spatiale américaine. Mais "après un examen approfondi de ses associations antérieures, je retire par la présente la nomination de Jared Isaacman à la tête de la Nasa", a écrit le président sur Truth Social.

Elon Musk était soupçonné par les médias américains d’avoir fait pression directement sur Donald Trump pour que son ami, qui a eu d’importantes relations d’affaires avec SpaceX, devienne patron de la Nasa, ce qui avait soulevé des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts. "Il est rare de trouver quelqu’un d’aussi compétent et généreux", avait écrit sur X Elon Musk, en réponse à un message qui annonçait le renvoi de Jared Isaacman. Selon The Wall Street Journal, Elon Musk a été irrité par cette décision de Donald Trump. D’après des proches du milliardaire, sa frustration face à l’affaire de la Nasa l’a incité à critiquer agressivement le projet de loi fiscale. Et ainsi à précipiter le sort d’une alliance dont l’issue semblait écrite.




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