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Июнь
2025

En Israël, ce vote au Parlement qui pourrait faire tomber Benyamin Netanyahou dès cette semaine

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C’est la menace la plus sérieuse contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza. Mercredi 11 juin, le Premier ministre israélien affronte une motion de dissolution du Parlement, alors que les principaux alliés de sa coalition ont menacé de lui retirer leur soutien.

À l’origine de ce vote visant à dissoudre la Knesset (le Parlement israélien), on retrouve le parti Yesh Atid (centriste), dirigé par l’ancien Premier ministre Yaïr Lapid, chef de l’opposition. Pour que sa motion soit adoptée, il faut qu’elle remporte la majorité absolue, déclenchant ainsi la dissolution et l’organisation de nouvelles élections dans les cinq mois, explique l’agence de presse Reuters. Actuellement, les élections en Israël sont prévues pour l’automne 2026.

Avec cette motion, le chef de l’opposition entend profiter des tensions au sein de la coalition au pouvoir. En effet, le gouvernement de Benyamin Netanyahou, formé en 2022, tient grâce à une alliance entre son parti, le Likoud (droite), des formations d’extrême droite, et des partis juifs ultraorthodoxes - le parti ashkénaze "Judaïsme unifié de la Torah" (JUT), et le parti séfarade Shass, 7 et 11 députés respectivement parmi les 120 que compte la Knesset. Or, ces derniers sont brouillés avec le Premier ministre au sujet de l’épineuse question de l’exemption du service militaire pour leur communauté.

L’exemption militaire, sujet polémique

Depuis la création de l’Etat d’Israël, les "haredim" (les "craignant Dieu", en hébreu) bénéficient d’une exemption militaire, en comparaison au reste de la population qui doit effectuer trois ans de service pour les hommes et plusieurs années de réserve, et deux ans pour les femmes, à partir de 18 ans. En contrepartie, les "haredim" doivent se consacrer à l’apprentissage à plein temps des textes du judaïsme dans les écoles talmudiques (où sont enseignées les lois sacrées). Cette exemption a été remise en cause en 2017 par la Cour suprême, mais les juifs ultraorthodoxes, qui ont un poids politique important (ils représentent environ 13 % de la société israélienne), sont parvenus jusqu’ici à trouver des arrangements législatifs avec les gouvernements successifs.

Mais ces exemptions passent de moins en moins bien auprès de l’opinion publique israélienne, en raison de l’offensive en cours dans la bande de Gaza. "Selon un sondage publié dans le quotidien de droite Israël Hayom en mars, 85 % des juifs israéliens soutiennent un changement dans la loi sur la conscription des haredim dont 41 % en faveur d’une loi rendant effectivement obligatoire le service militaire", indique l’AFP.

La plus longue guerre que connaît l’Etat hébreu depuis sa création en 1948 mobilise pas moins de 360 000 réservistes. Certains ont déjà effectué plusieurs missions à Gaza et refusent d’en faire d’autres, ce qui pousse le gouvernement à chercher des mesures pour étendre la conscription. Au cœur de la dispute, une initiative de loi portée ainsi par un parlementaire du Likoud, Yuli Edelstein, destinée à multiplier l’enrôlement des "haredim" et à durcir considérablement les sanctions contre les réfractaires, comme l’interdiction de sortir du territoire.

La coalition au pouvoir en danger

Les juifs ultraorthodoxes ont ainsi menacé de retirer leur soutien à Benyamin Netanyahou. S’ils s’unissaient à l’opposition, ils disposeraient de suffisamment de voix pour dissoudre le Parlement et déclencher des élections anticipées un an plus tôt que prévu. Lundi, un porte-parole du Shas a déclaré que le parti envisageait de voter en faveur de la dissolution du Parlement, à moins d’une avancée dans les négociations. L’autre parti, le JUT, menace de quitter le gouvernement depuis la semaine dernière.

Le maintien de l’exemption est "une question existentielle pour les ultraorthodoxes", rappelle à l’AFP Emmanuel Navon, professeur de sciences politiques à l’Université de Tel-Aviv. "Même s’ils [savent qu’ils] n’obtiendront pas mieux avec un autre gouvernement, ils peuvent aller jusqu’au bout" et faire tomber le cabinet actuel.

Pour sa part, l’agence américaine Associated Press estime que "les menaces des ultraorthodoxes pourraient relever de la posture". Et ajoute : "beaucoup s’attendent à ce que Netanyahou parvienne à un accord de dernière minute. Mais le vote de mercredi constitue le défi le plus sérieux auquel le gouvernement Netanyahou est confronté depuis le début de la guerre".

Si la motion est adoptée, cela ne signifiera pas pour autant la fin immédiate du gouvernement. La procédure de dissolution se déroule en plusieurs étapes et votes, que l’exécutif pourrait décider de faire traîner. Le prétexte de la guerre à Gaza et le contexte d’union nationale dans le pays sont d’ailleurs régulièrement mobilisés pour justifier qu’Israël ne doit pas succomber aux querelles internes, et doit présenter un front uni contre ses ennemis.

Pour sa part, Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien le plus ancien (1996-1999 puis 2009-2021 et de nouveau à partir de 2022), est passé maître dans les arrangements parlementaires - bien que cet exercice lui ait valu sa chute, en 2018. Accusé en Israël de corruption depuis des années, le Premier ministre est également visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, dans le cadre de la guerre menée dans la bande de Gaza.




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