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Июнь
2025

Israël-Iran : la France, le poids plume qui pèse au Moyen-Orient, par Eric Chol

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Quand ça ne veut pas… La dynamique diplomatique, que voulait enclencher Emmanuel Macron à New York avec le prince héritier d’Arabie saoudite, ne restera qu’un vœu pieux. Finie, l’idée – peu réaliste – de la solution à deux Etats, même assortie de conditions. Reportée sine die, juste après les premières frappes israéliennes contre l’Iran. Sans mettre fin complètement à la brouille entre le Premier ministre israélien et le chef de l’Etat français, même si le ton est redescendu au moment où les salves destructrices s’élevaient dans le ciel de Téhéran.

Et pourtant, Emmanuel Macron avait mille fois raison de dénoncer la radicalisation d’un Premier ministre israélien poussé par sa frange politique la plus extrême. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de faire le procès de "Bibi", ni d’oublier les souffrances d’un peuple palestinien privé d’aide humanitaire depuis presque quatre mois, mais bien de défendre Israël, contre celui qui a juré son anéantissement : l’Iran.

Un Iran menteur

Dans la boussole française, l’aiguille du mal désigne sans trembler Téhéran, et son régime des mollahs. Certes, les dignitaires enturbannés ne doivent pas faire oublier les morts-vivants de Gaza. Mais la réalité, c’est que la voie diplomatique, préconisée par Donald Trump, avait peu de chances d’aboutir, face à un Iran menteur et falsificateur. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne s’y est d’ailleurs pas trompée, en accusant Téhéran de cacher ses petits jeux nucléaires.

La République islamique d’Iran, dans sa quête virtuelle de bombe, prêche le faux pour mieux poursuivre son enrichissement de l’uranium. Ni Washington, ni Londres, ni Paris ni Berlin ne peuvent lui faire confiance : Israël n’a pas voulu attendre le déroulement d’un énième cycle des négociations à Mascate, préférant dégainer son aviation militaire et ses drones kamikazes. Big bang au Moyen-Orient, toussotements de rigueur chez les puissances régionales et internationales, dissimulant mal un lâche soulagement : Israël a fait le "job", celui que tout le monde attendait.

"Sur la problématique nucléaire, il y a désormais une clarification imposée. Chacun suspectait les Iraniens de négocier de manière dilatoire. Sans être pour autant prêt à prendre le risque d’une option militaire, à l’exception d’Israël considérant qu’il y avait une menace existentielle", analyse David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique, rattaché à l’Iris, et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques.

Depuis le 13 juin, la guerre est de retour, avant que la diplomatie ne reprenne ses droits. La France compte-t-elle encore, elle qui, faute d’être considérée par Tel-Aviv comme un allié proche, n’a pas été mise au parfum des plans israéliens ? Oui, si on juge que Paris ne s’est pas trompé dans ses choix. Quitte à assumer un "en même temps" conciliant un minimum d’humanité à Gaza et le soutien – tacite – aux frappes israéliennes, tout en récusant l’option du "regime change". Sempiternel donneur de leçons, Emmanuel Macron a fini par énerver l’hôte de la Maison-Blanche. Mais la France, qui fut il y a dix ans l’un des négociateurs les plus féroces de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, n’a pas dit son dernier mot pour réclamer demain le retour des sanctions contre un régime aux ambitions atomiques.




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