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Июль
2025

Au RN, récit d’une semaine noire : Marine Le Pen perd une bataille, le siège perquisitionné…

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Le 31 mars dernier, le couperet tombait : Marine Le Pen était reconnue coupable par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir orchestré un vaste système de détournement de fonds publics européens de 4,4 millions d’euros entre 2004 et 2016. La justice la considère comme l’élément central d’un montage ayant permis de financer, via des assistants parlementaires fictifs, des emplois de permanents au sein du Front national, désormais Rassemblement national. La sanction est lourde : quatre ans de prison dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité immédiate.

Depuis, les casseroles que traîne le parti ne cessent de se multiplier. En l’espace de quelques jours, une enquête européenne, une perquisition spectaculaire et un revers devant la Cour européenne des droits de l’homme sont venus s’ajouter à cette condamnation. De Bruxelles à Paris, en passant par Strasbourg, récit d’une semaine noire pour le RN.

Une enquête ouverte pour irrégularités financières

La semaine a mal commencé pour le parti d’extrême droite. Mardi 8 juillet, le parquet européen a annoncé l’ouverture d’une enquête sur d’éventuelles irrégularités financières concernant l’ancien groupe politique Identité et Démocratie (ID), auquel le RN était affilié au Parlement européen. Selon un rapport interne révélé par la presse, plus de 4,3 millions d’euros auraient été "dépensés indûment entre 2019 et 2024".

Si le RN n’occupait pas la direction de ce groupe dominé à l’époque par la Ligue italienne, une large part des sommes incriminées aurait profité à deux entreprises liées à Frédéric Chatillon, ex-conseiller de Marine Le Pen, et à son épouse. Face à cette nouvelle affaire, Jordan Bardella a immédiatement pris ses distances, soulignant l’absence de lien juridique entre le RN et ce groupe désormais dissous, et a dénoncé ce qu’il qualifie de "harcèlement administratif" orchestré par le Parlement européen. Marine Le Pen, quant à elle, n’a pour l’heure pas réagi publiquement. Elle s’était contentée, quelques jours plus tôt, de dire qu’elle ignorait les détails de ce dossier.

Perquisition au siège du Rassemblement national

Le lendemain, mercredi 9 juillet, une alerte est donnée peu avant 9 heures : des policiers de la brigade financière accompagnés de deux juges d’instruction mènent une perquisition au siège du Rassemblement national dans le XVI arrondissement de Paris. L’opération s’inscrit dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 3 juillet pour soupçons de financement illégal des campagnes de 2022 et 2024.

Simultanément, d’autres perquisitions ont lieu dans des sociétés et au domicile de leurs dirigeants. L’objectif est notamment de vérifier si certaines campagnes ont été partiellement financées à travers des surfacturations, voire des prestations fictives, remboursées ensuite par les pouvoirs publics. En cause : un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), alertée par l’usage massif des prêts de particuliers par le parti à la flamme.

Ce mode de financement, légal mais strictement encadré, a été utilisé de manière quasi exclusive par le parti de Marine Le Pen : en 2022, 425 des 492 prêts recensés dans l’ensemble du paysage politique étaient contractés par le RN. Fin 2023, le parti devait encore plus de 20 millions d’euros à des particuliers. Un record, selon la CNCCFP, qui alerte sur le risque de "dons déguisés".

Depuis Strasbourg, Jordan Bardella a vivement réagi, évoquant un "acharnement judiciaire, politique et financier inédit sous la Ve République". "La stratégie de campagne du principal parti d’opposition est maintenant à ciel ouvert", a renchéri Jean-Philippe Tanguy, député du parti, sur BFMTV le jeudi 10 juillet, ajoutant qu’il n’y "avait aucun secret de l’instruction".

La requête de Marine Le Pen rejetée par la CEDH

Quelques heures plus tard, ce même mercredi, la Cour européenne des droits de l’Homme a infligé un nouveau revers à la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale. Celle-ci avait saisi la CEDH la veille pour demander la suspension de son inéligibilité, prononcée le 31 mars par le tribunal correctionnel de Paris.

Marine Le Pen estimait qu’il y avait urgence, notamment dans l’hypothèse où le président Macron déciderait de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale. La CEDH a finalement rejeté sa demande ce mercredi, jugeant que "l’existence d’un risque imminent d’atteinte irréparable à un droit protégé" n’était pas démontrée.

Une enquête pour soupçons de financement illégal en 2021

La semaine noire du RN ne s’est pas arrêtée là. Ce jeudi 10 juillet, Le Monde a révélé qu’une autre enquête sur des soupçons de financement illégal de campagnes électorales était en cours à Marseille depuis 2021. Les investigations ont débuté à Alençon en janvier de cette même année, avant d’être reprises par le parquet marseillais. Initialement centrées sur les conditions de financement de plusieurs candidats RN à Marseille, elles ont depuis été étendues à d’autres villes comme Nice et Lyon, ainsi qu’à plusieurs régions, notamment la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Normandie, l’Occitanie et le Centre-Val de Loire.

L’objet central de l’enquête concerne des prêts consentis à des candidats du RN, pour un montant global d’environ 1,8 million d’euros. Le nom du milliardaire Pierre-Edouard Stérin, connu pour son engagement ultra-conservateur, apparaît dans cette affaire : il a été entendu comme suspect libre le 11 juin dernier. Le RN, qui s’est largement appuyé sur ces mécanismes de financement privé ces dernières années, dénonce désormais le "flou" juridique entourant ces règles. Contactés par l’AFP, plusieurs anciens candidats impliqués dans ces campagnes, dont Stéphane Ravier et Philippe Vardon, n’ont pas souhaité réagir ou n’étaient pas joignables.




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