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Mercosur : la concurrence déloyale des agriculteurs européens

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Les agriculteurs français continuent de se mobiliser contre le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Marché commun du Sud (Mercado Común del Sur), couramment appelé Mercosur, qui doit être signé samedi 17 janvier 2026 au Paraguay… après 26 ans de négociations.

Les paysans français, et principalement les éleveurs bovins, s’opposent à ce texte parce qu’il les mettrait à la merci de la « concurrence déloyale » des producteurs sud-américains. IREF-Contrepoints a dénoncé, à de multiples reprises ces derniers mois, cette argumentation non fondée. D’abord parce que si l’élevage bovin est en crise, cela n’a rien à voir avec le Mercosur mais plutôt avec la règlementation et la fiscalité tentaculaires et tatillonnes. Ensuite parce que les volumes de viande qui sont censés envahir l’Europe ne représentent qu’à peine 1,5% de la consommation européenne. Enfin parce que la notion même de « concurrence déloyale » n’a ici aucun fondement : ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas le même niveau de normes et de charges que nous que les producteurs d’Amérique latine doivent être accusés de tous les maux.

En réalité, si « concurrence déloyale » il y a, elle est dans l’autre sens. Ce sont les agriculteurs français, et plus largement européens, qui faussent la concurrence avec les aides dont ils bénéficient.

La Fondation pour l’agriculture et la ruralité dans le monde (Farm) a développé un observatoire mondial pour suivre, analyser, et comparer le soutien octroyé par les gouvernements à l’agriculture et à l’alimentation. Cet observatoire publie plusieurs indicateurs. Celui appelé « Soutien total à l’agriculture et à l’alimentation » nous semble le plus pertinent à prendre en considération. Il prend en compte d’une part les dépenses publiques de soutien à l’agriculture et à l’alimentation (transferts budgétaires aux producteurs, transferts aux consommateurs, services collectifs pour le développement du secteur agricole comme les infrastructures, la formation, la recherche, etc.), et d’autre part les soutiens des prix du marché (droits de douane, taxes, subventions, etc.).

Les données ne sont malheureusement pas disponibles pour tous les pays du Mercosur. Elles le sont cependant pour les principaux pays. Nous découvrons ainsi que le soutien total à l’agriculture et à l’alimentation (STAA) représentait, en 2022 (dernières données disponibles), 4,13% de la valeur de la production agricole au Brésil. Le ratio était de 6,33% pour le Chili, de 5,02% pour la Colombie, et de -12,68% pour l’Argentine. Alors qu’en Europe, il était de 19,66%.

Argentine mise à part – qui, bien avant Milei, ne subventionnait pas son agriculture – il s’avère les pays sud-américains pour lesquels nous disposons de données soutiennent cinq fois moins leur agriculture que les Européens. Ce sont bien donc ces derniers qui font une concurrence déloyale aux producteurs du Mercosur.

L’article Mercosur : la concurrence déloyale des agriculteurs européens est apparu en premier sur Contrepoints.




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