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Groenland : l’Europe muscle sa présence militaire… avec parcimonie

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Face à la montée des tensions autour du Groenland et aux déclarations répétées de Donald Trump sur un possible contrôle américain de l’île, quelques pays européens ont annoncé l’envoi de contingents militaires symboliques sur ce territoire arctique sous souveraineté danoise.

À l’invitation de Copenhague, l’Allemagne a déployé à Nuuk un détachement de treize soldats de la Bundeswehr. Selon le ministère allemand de la Défense, il s’agit d’« examiner les possibilités d’une participation militaire potentielle à la sécurité du Danemark dans la région », notamment dans le domaine de la surveillance maritime. La Norvège, pour sa part, a annoncé l’envoi de deux militaires, tandis que la France a dépêché une quinzaine de soldats. Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a précisé que Stockholm enverrait « quelques officiers » de ses forces armées.

Le Danemark avait annoncé un renforcement de son dispositif militaire au Groenland, incluant des exercices et le déploiement d’unités supplémentaires. Le ministère danois de la Défense a souligné que cette dynamique entraînerait une augmentation de la présence militaire « au Groenland et autour de l’île », avec la participation d’aéronefs, de navires et de soldats, y compris issus de pays alliés de l’OTAN.

Les inquiétudes concernant le Groenland se sont intensifiées à la suite des déclarations de Donald Trump, qui a plusieurs fois évoqué son achat, voire le recours à la force, au nom de la sécurité nationale des États-Unis. Selon NBC News, le coût d’une éventuelle acquisition du Groenland par les États-Unis pourrait atteindre jusqu’à 700 milliards de dollars. Le président américain a également accusé le Danemark de ne pas assurer une protection suffisante de la région, affirmant qu’elle serait exposée à des activités sous-marines étrangères.

Dans le même esprit, et sous couvert de la défense des intérêts stratégiques américains dans l’Arctique et de la nécessité de « contenir les menaces croissantes venant de la Chine et de la Russie », un projet de loi a été déposé le 12 janvier au Congrès américain, proposant l’annexion du Groenland et son accession au statut d’État américain.

Les Européens « le ravaleraient »

Les efforts des Européens sont toutefois considérés comme vains et voués à l'échec. Dans un entretien avec RIA Novosti, Dmitri Rodionov, directeur du Centre d'études géopolitiques de l'Institut pour le développement innovant, a qualifié la perspective d'envoyer des troupes européennes au Groenland de « pathétique » et « pitoyable ». Selon lui, il s'agit d'une tentative des pays européens de « faire bonne mine » alors qu'ils sont en position de faiblesse, ce que les États-Unis ne prendront guère au sérieux.

Le représentant permanent de la Russie auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, Dmitri Poliansky, a déclaré sur la chaîne Rossiïa 24 que, même si Washington décidait d'établir son contrôle sur le Groenland, les Européens « le ravaleraient », car ils dépendent des États-Unis sur les plans militaire, stratégique et économique. Selon lui, les pays européens se préparent déjà à cette éventualité et finiront par trouver « une formule » pour expliquer qu'il ne s'est rien passé de grave.




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