Добавить новость
ru24.net
World News
Январь
2026
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
25
26
27
28
29
30
31

Al-Hol et al-Shaddadi : le spectre des évasions djihadistes ressurgit en Syrie

0

Un calme lourd et fragile s’est installé au camp d’al-Hol, dans la province syrienne de Hassaké, après plusieurs heures de chaos provoquées par le retrait soudain des Forces démocratiques syriennes (FDS). Selon de nombreux témoignages recueillis par Middle East Eye, le site, qui abrite des milliers de personnes soupçonnées de liens avec l’État islamique (EI), est resté brièvement sans surveillance, ouvrant la voie à des évasions.

Des détenus ont profité des brèches dans les clôtures, tandis que des réseaux de contrebande facilitaient des sorties clandestines, avant l’arrivée des forces gouvernementales syriennes venues reprendre le contrôle.

Résurgence de Daesh

Officiellement, aucune fuite massive n’a été reconnue. Pourtant, à l’intérieur du camp, les récits convergent. Yahya, 18 ans, raconte avoir franchi les barrières avant de revenir, refusant d’abandonner sa famille. D’autres affirment que des voisins ont disparu. Le sentiment d’injustice est omniprésent parmi les résidents, souvent détenus sans explications claires. Certains, comme Oum Zeinab, reconnaissent des liens familiaux avec l’EI tout en niant toute appartenance au groupe. Des actes de sabotage, incendies et troubles ont été signalés, dans l’espoir de forcer un transfert hors du camp.

La situation est tout aussi explosive à al-Shaddadi, autre centre de détention stratégique. Là, le passage de relais entre les FDS et l’armée syrienne s’est soldé par l’ouverture des cellules et la fuite de dizaines de détenus. Les autorités de Damas accusent les FDS d’avoir abandonné volontairement le site, permettant l’évasion d’environ 120 prisonniers, dont plusieurs étrangers. Les FDS démentent catégoriquement, évoquant des attaques extérieures et une perte de contrôle brutale. Des habitants parlent, eux, de groupes tribaux hostiles aux Kurdes ayant facilité l’assaut.

Dans ce contexte instable, Washington a commencé à transférer les détenus jugés les plus dangereux vers l’Irak. Jusqu’à 7 000 prisonniers pourraient être concernés. Selon des sources militaires syriennes interrogées par Middle East Eye, les chiffres officiels minimisent la réalité : davantage de combattants seraient en fuite. La crainte d’une résurgence de l’EI, alimentée par l’effondrement du système de détention, hante désormais le nord-est syrien.




Moscow.media
Частные объявления сегодня





Rss.plus
















Музыкальные новости




























Спорт в России и мире

Новости спорта


Новости тенниса