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Январь
2026

Ventes de livres : Judith Godrèche a-t-elle raté son lancement ?

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En décembre, on se posait la question : Judith Godrèche allait-elle tout rafler avec Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux (Seuil), livre où elle revient sur l’emprise dont elle fut victime lors de son histoire de jeunesse avec Benoît Jacquot ? Certains nous assuraient que le carton plein était acquis. D’autres (surtout des femmes) nous mettaient en garde, nous rappelant que l’actrice ne fait pas l’unanimité au sein même de la sphère féministe. Lors de la sortie du livre, le 9 janvier, les médias se sont mis en ordre de bataille : Godrèche était interviewée par Sonia Devillers à la matinale de France Inter, et reçue en majesté sur le plateau de Quotidien. Ces deux émissions étant considérés comme les plus prescriptrices pour les livres (avec, dans une autre genre, L’Heure des pros sur CNews), on attendait les chiffres. Avec un peu plus de 2 000 exemplaires écoulés en quinze jours, le résultat est relativement décevant – sur la dernière semaine, Godrèche est par exemple derrière La Bonne Mère de Mathilda Di Matteo, dont la publication date pourtant d’août dernier…

Comment expliquer cet échec ? Le sujet était peut-être épuisé, Godrèche en ayant déjà beaucoup parlé il y a deux ans, notamment chez Yann Barthès. Il faut rappeler que le succès est une exception. Le quart d’heure de gloire warholien de Vanessa Springora (Le Consentement), Camille Kouchner (La Familia Grande) ou Neige Sinno (Triste Tigre) n’est pas systématique. En 2024, Isild Le Besco (autre ancienne victime de Jacquot) et Vahina Giocante avaient vendu environ 5 000 exemplaire de leurs livres respectifs, Dire vrai et A corps ouvert. Quant à Hélène Devynck, son récit sur les abus commis par Patrick Poivre d'Arvor, Impunité, n’avait pas dépassé les 15 000 exemplaires, ce qui est très bien dans l’absolu, mais peu par rapport à l’exposition dont elle avait bénéficié – Godrèche devrait connaître le même sort en librairie.

Que faut-il en penser ? Dans le meilleur essai littéraire du moment, Antigone reine (Le Cherche Midi), Lolita Pille explique avec lucidité que le "trauma business" est aussi un créneau marketing, parfois exploité par des éditeurs cyniques. Il est peut-être temps de tourner la page de cette tendance. Mais le filon reste à exploiter : on trouve en 7e position des essais le récit de la patineuse Gabrielle Papadakis, Pour ne pas disparaître (Robert Laffont), qui peut rappeler Un si long silence de Sarah Abitbol, vendu à plus de 20 000 exemplaires en 2020. Et le 17 février prochain sortira chez Flammarion Et la joie de vivre de Gisèle Pélicot…

Réalisé par Edistat, du 12 au 18 janvier 2026, à partir de 800 points de vente, librairies, grandes surfaces spécialisées et sites Internet.

Du côté des romans, et sur une note bien plus frivole, on remarque que, après un certain équilibre des forces en présence, la rentrée littéraire de l’automne dernier est en train de décrocher au profit de celle d’hiver. Pierre Lemaitre est largement en tête avec Les Belles Promesses (Calmann-Lévy) qui fonce vers les 100 000 exemplaires. Derrière lui, Mélissa Da Costa et Delphine de Vigan sont au coude-à-coude avec Fauves (Albin Michel) et Je suis Romane Monnier (Gallimard). Seul le prix Goncourt Laurent Mauvignier se maintient haut dans le palmarès. Pour combien de temps ?




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