Ecoles de commerce en 2026 : découvrez notre classement exclusif
Depuis plus de trente ans, les classements des écoles de commerce rythment la vie de l’enseignement supérieur français. Parents, lycéens, étudiants, écoles et recruteurs s’y réfèrent massivement. Pourtant une question finit par s’imposer : que mesurent-ils vraiment ? Avec ce cahier spécial, L’Express Éducation et NextEdu proposent, en partenariat avec OpinionWay, une approche inédite, partant d’une interrogation simple : quelle est la réputation des grandes écoles de commerce auprès de celles et ceux qui ont, in fine, le pouvoir de recruter leurs diplômés ? Au-delà du palmarès, ces articles invitent à prendre du recul. Ils donnent la parole aux dirigeants, qui racontent comment ils utilisent - ou non - ces outils, et aux étudiants, dont ces tableaux orientent en partie l’avenir. Ce dossier a donc pour objectif de mieux armer le lecteur.
Un classement des grandes écoles de commerce fondé sur la seule réputation. Sur le papier, l’idée a de quoi déstabiliser. Depuis plus de trente ans, les palmarès s’empilent, construits sur des dizaines d’indicateurs académiques, d’accréditations, de salaires moyens… Mais aucun ne s’était attaqué à ce qui intéresse pourtant directement les parents et les étudiants : quelle image les écoles renvoient-elles à ceux qui, demain, auront réellement le pouvoir d’embaucher leurs diplômés ?
C’est à cette question que répond le Classement L'Express Éducation et NextEdu en partenariat avec Opinion Way, le premier du genre à mesurer la réputation des 23 Grandes Ecoles post-prépa (concours BCE et Ecricome) auprès d’un millier de dirigeants, de cadres supérieurs et de responsables du recrutement. Les répondants n’étaient pas invités à juger un programme précis, mais bien la marque "école" dans son ensemble, tous cursus confondus.
Que raconte ce miroir tendu au marché ? D’abord, qu’il existe une hiérarchie très nette. HEC Paris domine largement le classement, maintenant à bonne distance l’ESSEC et ESCP Business School. L’EDHEC et emlyon Business School forment avec elles un Top 5 clairement détaché. Derrière, le Top 10 s’étire jusqu’à KEDGE Business School, avant une seconde rupture qui sépare les écoles 11 à 23. Ces paliers ne reflètent pas un parti pris éditorial, mais la hiérarchie des établissements telle que la perçoivent les décideurs économiques.
L’Histoire, elle aussi, laisse son empreinte. Audencia Business School retrouve ici la sixième place qui fut longtemps la sienne au classement SIGEM, construit à partir des choix des préparationnaires, quand SKEMA et NEOMA Business School cèdent chacune une marche par rapport à leur rang SIGEM 2025. Dans les palmarès traditionnels, la taille favorise les grandes marques issues de regroupements d’établissements. Audencia, qui n’est pas issue d’une fusion des anciennes "ESC", bénéficie visiblement d’une image plus stable auprès des décideurs affichant en moyenne seize ans d’ancienneté professionnelle.
La grande surprise vient de l’INSEEC Grande Ecole, 11e, qui signe une performance supérieure à celle des classements académiques habituels. Portée par un maillage multi-campus national, la marque est l’une des plus visibles du paysage, notamment dans les secteurs liés au commerce. Il en va de même pour l’ISC Paris, particulièrement bien perçue par les professionnels de ces métiers.
À l’inverse, certaines écoles plus récentes peinent à s’imposer dans l’esprit des recruteurs, malgré leurs qualités. Excelia Business School, SCBS ou MBS School of Business, héritières d’anciennes ESC régionales, ont nécessité la mention de leur ancienne appellation pour être identifiées. D’autres, comme Institut Mines-Télécom Business School, souffrent d’une notoriété globale plus faible, malgré des atouts académiques réels.
Ce premier palmarès de réputation ne prétend pas tout dire des écoles. Il ne mesure ni la qualité des cours, ni la vie associative, ni la richesse des expériences internationales. Il raconte autre chose : la façon dont, au fil des années, ces établissements ont su s’ancrer dans l’imaginaire des décideurs français. C’est là tout son intérêt. Il ne s’agit pas d’une photo figée, mais du début d’un baromètre. Les écoles se réinventent, changent de nom, fusionnent… Les prochaines éditions diront lesquelles auront durablement gagné la bataille de la réputation… et celles qui doivent encore convaincre le marché.
Notre méthodologie
Quelle est l’image de ces établissements auprès des recruteurs ? Voici la procédure que nous avons suivie pour l’établir. Le classement L'Express Éducation et NextEdu, en partenariat avec Opinion Way, mesure la réputation des 23 grandes écoles de commerce recrutant post-prépa auprès des entreprises. Le classement est construit sur un panel de 1 004 répondants appartenant à des secteurs, des régions et des tailles d’entreprises diversifiées. La majorité du panel (60 %) est constituée par OpinionWay. Un panel propriétaire de NextEdu (40 %) affine cette base, en renforçant les secteurs clés pour les étudiants diplômés des grandes écoles de commerce.
Les répondants attribuent une note de 0 à 10 aux écoles qu’ils connaissent. Ces notes brutes sont ensuite retravaillées selon les standards statistiques afin d’en gommer les biais. Chaque réponse est protégée par de nombreuses mesures de sécurité, empêchant toute tentative d’influence (propension d’un dirigeant à surnoter son ancienne école, par exemple). Attention aux erreurs d’interprétation. Ces 23 écoles figurent parmi les meilleures de France. Toutes, y compris celles du bas du tableau, disposent d’un très bon niveau de reconnaissance dans le monde académique.
