Wall Street sans direction claire, accueille une volée de résultats d'entreprises
Vers 15H15 GMT, le Dow Jones cédait 0,92%, l'indice Nasdaq gagnait 0,81% et l'indice élargi S&P 500 prenait 0,36%.
"Cette semaine est l'une des plus chargées (de la saison, ndlr) en termes de résultats", commente auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Environ 20% des entreprises composant l'indice S&P 500 doivent partager leurs performances financières.
Parmi les plus gros gagnants du jour, le constructeur automobile américain General Motors était porté par ses prévisions pour 2026, avec une hausse attendue de ses bénéfices et de ses marges.
Son titre prenait 6,74% à 84,79 dollars.
Le groupe aéronautique Boeing évoluait lui dans le rouge, la publication de son premier bénéfice net annuel depuis 2018 n'ayant pas suffi à convaincre les investisseurs.
Son cours reculait de 2,38%, à 242,51 dollars l'action.
Le marché attend surtout la publication des résultats de plusieurs géants technologiques, dont Microsoft, Meta et Tesla, tous prévus après la clôture mercredi. Apple partagera ses performances trimestrielles jeudi, après la séance régulière à Wall Street.
Au vu du niveau de capitalisation de ces entreprises, l'accueil de leurs résultats est susceptible de déterminer l'évolution des cours de la place américaine dans son ensemble.
Pour sa part, "le Dow Jones est pénalisé de manière disproportionnée par UnitedHealth", relève Patrick O'Hare, de Briefing.com.
L'assureur souffre de la faible évolution des remboursements prévus par les autorités fédérales pour les programmes d'assurance-maladie Medicaid et Medicare, qui devraient augmenter de seulement 0,09% en 2027. Les spécialistes tablaient sur une hausse de 5%.
"Le marché n'aime pas les surprises de cette ampleur et (...) les prestataires de soins de santé sont donc clairement sous pression", relève Art Hogan.
Vers 15H10 GMT, le cours de UnitedHealth dévissait de 19,48%, celui de CVS chutait de 10,79% et celui d'Humana plongait de 19,87%.
Côté macroéconomie, la banque centrale américaine (Fed) a débuté mardi sa première réunion de l'année.
Selon les estimations des spécialistes, "aucune baisse des taux n'est prévue pour l'ensemble du premier trimestre", c'est-à-dire à l'issue de cette réunion et de la prochaine, pointe Art Hogan.
Selon lui, l'institution attend de retrouver des données économiques "en temps réel" pour affiner sa politique monétaire. La publication d'un certain nombre d'indicateurs officiels a été suspendue ou retardée en raison de la longue paralysie budgétaire qu'ont connue les Etats-Unis à l'automne.
Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt d'Etat américain à dix ans restait stable par rapport à la veille, à 4,21%.
Ailleurs à la cote, la compagnie aérienne American Airlines était boudée, lâchant 2,04% à 14,27 dollars.
Elle pâtissait de son quatrième trimestre 2025 sans éclat, avec un chiffre d'affaires proche des attentes à 14 milliards de dollars mais un bénéfice net par action à 16 cents là où le consensus de FactSet tablait sur 37 cents.
American a souffert d'une perte de trafic engendrée par le "shutdown" des mois d'octobre et novembre.
Le géant américain des produits d'hygiène Kimberly-Clark (-0,23% à 100,90 dollars), engagé depuis deux ans dans une transformation de son portefeuille, restait sans grand mouvement après la publication de résultats en hausse au quatrième trimestre.
