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Budget 2026 : vu de l'étranger, Sébastien Lecornu a "déjoué tous les pronostics"

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C'est la fin d’un long feuilleton politique. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a été adopté lundi 2 février à l'issue de plusieurs mois de débats chaotiques qui ont obligé le gouvernement à recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour s'assurer de doter la France d'un budget. Deux motions de censure ont échoué lundi, la première déposée par La France insoumise (LFI) associée aux écologistes et aux communistes - qui a recueilli 260 voix - et la seconde défendue par le Rassemblement national (RN), approuvée par 135 députés. L'une ou l'autre devait obtenir au minimum 289 voix pour renverser le gouvernement.

"La France a enfin un budget. Un budget qui assume des choix clairs et des priorités essentielles. Un budget qui contient la dépense publique, qui n'augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises", a écrit le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X. L'adoption de ce budget 2026 marque le "terme d'une longue saga politique qui a perturbé les marchés de la dette et inquiété les partenaires européens du pays", estime The Guardian. "C'est l'épilogue d’une saga qui aura fait bayer aux corneilles bien des Français", commente de son côté la correspondante en France du journal belge Le Soir.

"Après des mois de turbulences, le Premier ministre français franchit un obstacle", constate également le quotidien américain The New York Times, rappelant que, "depuis plus d'un an, l'échec du vote du budget de l'Etat en France a contribué à alimenter la période la plus chaotique de l'histoire récente du pays". Dans ce contexte, l'adoption du budget relève donc du "véritable exploit", estime le média espagnol El Economista.

Un Premier ministre qui a "gagné ses galons"

Sébastien Lecornu s'était engagé lors de son arrivée à Matignon à l'automne dernier à ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution permettant l'adoption d'un texte sans vote, sauf en cas de censure du gouvernement. L'objectif affiché était de favoriser les débats et la recherche du compromis entre groupes politiques au sein d'un Palais Bourbon fragmenté.

Si cette méthode a porté ses fruits sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté mi-décembre avec l'appui des socialistes, le chef du gouvernement a par la suite constaté l'impossibilité de parvenir à un budget de consensus susceptible de rallier les votes d'une majorité de députés. Il a donc dû se résoudre à utiliser le 49.3, en dépit de sa volonté initiale. Une méthode qui "ternit sa victoire", juge The New York Times.

Malgré tout, la presse internationale loue les capacités politiques du Premier ministre, un fidèle soutien d'Emmanuel Macron, qui a réussi à "déjouer tous les pronostics", estime Il Foglio. "On ne lui donnait que quelques jours à vivre, quelques heures de plus que son premier gouvernement, qui n'avait duré qu'une nuit, le plus éphémère de la Ve République", rappelle de fait ce quotidien italien. "Voici que ce moine-soldat, dont tout le monde moquait le peu de charisme et le petit pull, sort vainqueur de la séquence. (...) Il a gagné ses galons dans cette bataille. Le tout sans esbroufe et sans caméras ou presque : un seul journal de 20H", salue Le Soir.

Un "répit" pour Emmanuel Macron

Lors de l'examen des motions de censure, l'abstention des socialistes, qui jugent avoir obtenu des améliorations par rapport à la copie initiale du gouvernement, a été déterminante pour éviter à Sébastien Lecornu d'être renversé. Selon El Economista, le Premier ministre a "habilement joué ses cartes, tirant parti de la fragmentation du Parlement et incitant les socialistes à prendre leurs distances avec leurs partenaires de LFI, avec lesquels ils avaient fait campagne" lors des élections législatives de 2024.

Les prochains mois s'annoncent a priori plus calmes politiquement en France. L'adoption du budget du Premier ministre "ouvre la voie à une relative stabilité politique", veut croire The New York Times. La "victoire" du "soldat Lecornu", selon Il Foglio, permet "d'offrir un répit à son supérieur, Emmanuel Macron", qui "peut espérer une fin de mandat moins chaotique que prévu, du moins sur le plan intérieur", relève le quotidien italien. Le chef du gouvernement "peut désormais se concentrer sur d'autres sujets", comme celui du "léger remaniement ministériel" attendu, indique l'hebdomadaire allemand Spiegel, avec notamment le départ de la ministre de la Culture Rachida Dati, candidate aux élections municipales de mars prochain à Paris.




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