Faire barrage à LFI ? Maud Bregeon n'appelle "le RN à rien"
"Nous n'appelons le RN à rien. Nous ne demandons rien au Rassemblement national, de même que nous n'appelons la France insoumise à rien", a déclaré Mme Bregeon sur franceinfo.
La porte-parole du gouvernement a pris ainsi le contre-pied de la ministre déléguée à l'Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, qui avait appelé dimanche le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire des Insoumis dans certaines villes, à trois semaines du premier tour du scrutin.
"Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner et où LFI peut gagner ?", s'était interrogée Mme Bergé.
Mme Bregeon a préféré renvoyer LFI et RN dos à dos, les qualifiant de "lignes rouges extrêmement claires". "Je les combats pour des raisons différentes mais pour des raisons majeures dans les deux cas."
"Il ne peut y avoir aucun accord électoral, qu'il soit affiché ou implicite, avec des formations d'extrême droite ou d'extrême gauche", a-t-elle insisté.
"Nous disons une chose simple et c'est la position du gouvernement et c'est d'ailleurs la position d'Aurore Bergé, qu'elle a rappelée à plusieurs reprises: ni le RN, ni LFI", a ensuite déclaré Mme Bregeon, interrogée sur ce point lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
"Nous n'appelons ni le RN à procéder à des décisions électorales ni la France insoumise, de même. Notre position là-dessus est extrêmement claire", a-t-elle insisté.
La porte-parole du gouvernement avait un peu plus tôt appelé "le reste de la gauche à avoir une position on ne peut plus lisible, ferme et définitive" vis-à-vis de LFI, et "à faire preuve de courage".
Dans son département des Hauts-de-Seine, assure-t-elle, "il y a des villes où dès le premier tour, il y a sur les mêmes tracts de campagne, les logos EELV, La France insoumise, Parti communiste et Parti socialiste", a-t-elle déploré.
