La CEDEAO renforce sa lutte antiterroriste avec une nouvelle force régionale
Les 28 février et 1er mars 2026, les douze États membres de la CEDEAO, confrontés à l'expansion des groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique au Sahel, ont annoncé la formation d’une force antiterroriste.
Les discussions à Freetown ont révélé un tableau alarmant de la situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest. Selon un haut responsable militaire nigérian, les chefs d'état-major ont arrêté les détails d'une force dédiée à « lutter contre le terrorisme et l’insécurité ».
L'objectif est de déployer environ 2 000 hommes, stationnés dans leurs pays d'origine, avec la Sierra Leone comme base logistique. Le financement reste à finaliser, mais l'urgence est soulignée par l'intensification des attaques djihadistes et de la criminalité transnationale.
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— Cap’Ivoire Info (@CapIvoire_Info) March 2, 2026
????️ Face à la menace terroriste, la CEDEAO prépare une force militaire régionale.
Les chefs d’état-major des pays ouest-africains, ont validé la création d’une force en attente régionale chargée de mener des opérations militaires conjointes contre le terrorisme et… pic.twitter.com/8KYnxpiY82
Cette force, discutée depuis plusieurs années, répond à l'absence des trois pays sahéliens qui ont formé leur propre alliance et assurent leur sécurité avec l’appui de la Russie. Un chef d'état-major ouest-africain a néanmoins insisté sur la nécessité d’inclure ces États, soulignant leur importance stratégique : « Ils se trouvent dans une partie du Sahel qui est l'épicentre de la lutte contre les djihadistes. Ils doivent être inclus. »
Malgré leur exclusion initiale, une coopération est encouragée pour une réponse régionale cohérente.
Su X, Yussuf Oued critique l’initiative, la comparant aux forces déployées par l’AES : « 2 000 hommes pour douze États, c'est le tiers de ce que l'AES a sur le terrain. L’AES finance sa propre lutte avec 6 000 hommes, tandis que l’Union européenne soutient la CEDEAO dans la lutte antiterroriste avec 2 000 hommes. » La comparaison met en lumière les défis de financement et d'échelle face à l'Alliance des États du Sahel.
2000 hommes pour un 12 états, c'est le tiers de ce que l'AES a sur le terrain.
— allons seulement (@YussufOued) February 28, 2026
l'AES finance sa propre lutte avec 6000 hommes.
l'UE finance la CEDEAO dans la lutte anti-terroriste avec 2000 hommes.???????? https://t.co/nJ8B5bbFYu
Cette nouvelle force pourrait marquer un renforcement de la stabilité régionale, bien que des questions persistent sur son efficacité sans une intégration plus large des acteurs sahéliens. Les États membres, dont le Nigeria et la Sierra Leone, ont déjà annoncé leurs contributions en troupes, espérant ainsi endiguer l'expansion des insurrections qui menacent la sécurité maritime et les frontières.
