Florian Wirtz, assez fort pour faire gagner l’Allemagne à lui seul ?
Sous le maillot d’une Allemagne en plein doute, Florian Wirtz a livré contre la Suisse une partition d’artiste. Quatre actions décisives, deux buts sublimes et une impression : celle de voir renaître un leader que personne n’attendait si tôt.
À 22 ans, avec son regard calme et son jeu limpide, le meneur de Liverpool a transcendé la Nationalmannschaft. Dans un collectif encore bancal, il a pris la lumière sans la chercher, imposant un tempo que même Musiala ou Havertz n’ont jamais trouvé depuis leurs blessures. Face à une Suisse disciplinée, Wirtz a dansé entre les lignes, créant, accélérant, libérant une équipe souvent trop figée. Julian Nagelsmann l’a reconnu, émerveillé : le jeune homme a tenu sur ses épaules tout un pays en quête de repères. Pour la première fois depuis longtemps, l’Allemagne a retrouvé ce qu’elle avait perdu : un souffle, un artiste, une raison d’y croire à nouveau.
"Bien sûr, nous voulons tous ramener la Coupe du monde à la maison. Nous savons que ce sera difficile, mais nous avons une excellente équipe et nous n'avons pas besoin de nous cacher", a déclaré le joueur de Liverpool à l'issue de cette rencontre. Un rêve, une ambition démesurée... ou un objectif réaliste ?
