Le LOSC humilie Lens et s’empare de la troisième place de la Ligue 1
Le stade Pierre-Mauroy s’est embrasé pour ce 126e Derby du Nord, théâtre d’une éclatante revanche. Le LOSC a infligé au RC Lens une véritable correction (3-0), rendant à son ennemi la monnaie exacte de la pièce reçue à l’aller. Ce triomphe bouscule les cimes du championnat. Les Dogues grimpent provisoirement sur la troisième marche du podium. Côté artésien, la gueule de bois est terrible : toujours deuxièmes, les Sang et Or voient le Paris Saint-Germain s’échapper avec quatre longueurs d’avance et un match en main. Le rêve de sacre s’éloigne.
Le festival Fernandez-Pardo
Les hommes de Pierre Sage ne pourront s’en prendre qu’à leurs propres fantômes. Méconnaissables, ils ont livré une partition d’une pauvreté affligeante. Pourtant, le destin aurait pu basculer si Odsonne Edouard, idéalement lancé face au but (32e), n’avait pas manqué de promptitude. Un raté qui hantera les nuits lensoises, tout comme la reprise acrobatique désespérée de Wesley Saïd au bout du temps additionnel (45e+9). Ce furent les seuls frissons d’une équipe totalement inoffensive.
En face, la furia lilloise a déferlé sans pitié. Le gardien artésien, Risser, a d’abord repoussé l’échéance en s’interposant devant Haraldsson (20e) puis Fernandez-Pardo (26e). Mais le barrage a cédé. Juste avant la pause (44e), Fernandez-Pardo a réalisé un numéro exceptionnel sur son flanc, mystifiant son défenseur pour adresser un centre parfait. Haraldsson, libéré de tout marquage, n’a eu qu’à ajuster une reprise victorieuse pour enflammer les tribunes et concrétiser une domination totale.
Le naufrage total du Racing
Le retour des vestiaires s’est transformé en naufrage pour les visiteurs. Dès la 49e minute, une passe en retrait suicidaire a offert un cadeau à Correia. Surgissant dans le dos de Celik, l’attaquant a effacé Risser avec facilité pour faire le break. Le calvaire s’est achevé rapidement. Sur une main coupable dans la surface (58e), l’arbitre a sifflé penalty. L’homme du match, Fernandez-Pardo, a exécuté la sentence avec une froideur de bourreau.
À 3-0, la messe était dite. La troupe de Bruno Génésio confirme un regain de forme éclatant (8e match sans défaite en championnat) et valide ses ambitions dévorantes pour la Ligue des champions. À l’inverse, si Lens possède encore un matelas sur le podium, la méfiance s’impose. Une telle déroute dans un derby laisse des traces indélébiles. Pierre Sage va devoir rapidement panser les plaies de ses joueurs pour éviter de tout gâcher. Car à force de trébucher, on oublie le titre pour commencer à trembler pour l’Europe.
