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Immigration : arrêtons d’assimiler les libéraux aux partisans de l’immigrationnisme sans-frontiériste

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On ne compte plus les propos que l’on lit dans la presse écrite ou que l’on entend sur les ondes concernant l’origine de l’immigration de masse touchant l’Occident depuis maintenant plusieurs décennies : les fauteurs en seraient forcément les (néo-)libéraux « sans-frontiéristes », naïfs adeptes de la « globalisation heureuse », et autres « élites mondialisées », qui auraient fait passer leur programme politique avant l’intérêt des peuples et la préservation de l’ « identité » culturelle de ces derniers. Il s’agit là d’une troncature et d’une dénaturation de ce qu’ont réellement dit certains des plus grands penseurs libéraux.

Rappelons tout d’abord que la défense de la liberté sous toutes ses formes implique aussi la défense de la liberté d’immigrer. Ce n’est pas l’immigration en tant que telle qui est condamnable, tant s’en faut, dès lors qu’elle est librement choisie par les ressortissants d’un même pays. Ce qui est en revanche critiquable, c’est l’immigrationnisme, que portent les politiques de gauche ou d’extrême gauche qui s’en réclament à vouloir ouvrir à fond les vannes de l’immigration par pur électoralisme clientéliste. Or s’il y a un problème lié à l’immigration de masse dans notre pays, qui va jusqu’à faire craindre à certains la perspective d’un « effacement civilisationnel » de l’Occident, il n’est en rien imputable au libéralisme, mais bien plutôt… à l’étatisme. Comme l’écrit le professeur Pascal Salin dans sa préface à l’ouvrage de Hans-Hermann Hoppe, Démocratie, le dieu qui a échoué (Résurgence, 2020), « le principe de la liberté de circulation – qui est un principe fondamental – n’implique pas que n’importe qui a le droit d’entrer sur la propriété d’autrui sans son consentement, mais seulement qu’aucune autorité ne peut user de la contrainte pour empêcher un individu d’entrer sur la propriété d’autrui s’il existe un accord mutuel entre lui et le propriétaire » (p. IV). (On pourrait ajouter : et que cet accord respecte bien l’État de droit, sans quoi cet accord serait illicite et donc condamnable.) Et Pascal Salin de rappeler que l’État « use de la contrainte pour pratiquer des exclusions forcées ou des intégrations forcées qui ne correspondent pas nécessairement à ce que souhaiteraient les citoyens de cet État » (je souligne, p. V). Un des risques de l’immigrationnisme imposé par les hommes de l’État est ainsi « l’importation par les immigrés de cultures non désirées » (ibid.)

Il faudrait d’abord en finir avec l’Etat providence et appréhender les politiques d’immigration sur le mode de l’adhésion à un club dont les membres partagent un certain nombre de valeurs et de buts, ou une histoire en commun. Ces mêmes membres, c’est-à-dire ici les citoyens d’un même pays, devraient être ceux que l’on consulte pour définir les modalités d’une politique d’immigration, qui soit conforme à leurs intérêts, et non à celui de la classe politique dirigeante ou de la bureaucratie d’État. Ainsi serait réconciliée la liberté pour un individu d’immigrer dans le pays de son choix, et la liberté (non moins fondamentale) pour les ressortissants de ce même pays de choisir les immigrés qui pourront s’y installer.

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