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France Inter: ce que le militantisme fait à l’humour…

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Alors que le service public mène une véritable bataille culturelle et judiciaire contre CNews, et à la suite du scandale ayant impliqué Thomas Legrand et Patrick Cohen, on s’interroge désormais, à France Inter, sur le niveau réel des humoristes maison. Bertrand Chameroy enchaîne les chroniques ratées visant Pascal Praud. De son côté, Charline Vanhoenacker se présente comme un «canari dans une mine» néofasciste. Dans une chronique gérontophobe, Marie de Brauer imagine des téléspectateurs âgés succombant à un arrêt cardiaque devant l’émission de Pascal Praud. Enfin, Jessé (notre photo), qualifié de «virtuose de l’humour gay vachard» par Télérama, va jusqu’à décrire une scène fantasmée mêlant Karen, «grosse raciste suprémaciste blanche», et un homme antillais.


« Par temps de religion victimiste, l’humour, qui avait été l’arme des pauvres, des écrasés, des victimes, tout le long de l’Histoire, est évidemment confisqué comme le reste par les fonctionnaires et les prêtres assermentés du culte victimiste. »
Philippe Muray.


Sale temps pour l’audiovisuel public. Dans son article de la semaine du Figaro Magazine, Judith Waintraub énumère les motifs de panique: chute des audiences, dérives idéologiques, commission d’enquête parlementaire. « La simple écoute des programmes suffit à constater que la “pluralité inégalée” dont se targue Radio France est en fait à géométrie très variable », écrit-elle[1]. De « La Terre au carré » à « Interception », de « Bistroscopie » à « Zoom Zoom Zen », les émissions de France Inter penchent inexorablement à gauche, avec une appétence particulière pour les thèses wokes, le pro-palestinisme, l’écologisme et « le combat contre l’extrême droite ».

Sentiers tracés

Fait notable, cette station compte en son sein un nombre invraisemblable d’humoristes qui semblent tous sortis du même moule idéologique. Ricanements et militantisme connivent, tels sont les caractéristiques de ces clowns qui n’amusent plus que les employés de la Maison ronde.

L’un d’entre eux mérite que nous nous attardions sur sa carrière et ses chroniques monomaniaques. L’humoriste Bertrand Chameroy est à l’humour ce que Charline Vanhoenacker est à… l’humour. Le matin, il ricane et fait ricaner ses collègues dans le studio de la Grande matinale sur France Inter. Le soir, il ricane et fait ricaner ses collègues sur le plateau de C à vous sur France 5. Dans les deux cas, il y a Patrick Cohen, qui rit de bon cœur. Il est bon public, Patrick Cohen. Surtout si l’humoriste tourne en ridicule Éric Zemmour, un représentant du RN ou un journaliste de CNews. Et cela tombe bien, ces derniers temps, Bertrand Chameroy dénigre de plus en plus souvent les susnommés – enfin, ce ne sont pas vraiment des dénigrements, puisque c’est de l’humour. Si ce n’était pas de l’humour, cela pourrait peut-être finir devant les tribunaux, qui sait… On se souvient que Delphine Ernotte, présidente de France TV, et Sibyle Veil, présidente de Radio France, n’avaient pas trouvé drôle le fait que les médias « bollorisés » aient relayé les révélations de L’Incorrect sur les accointances de Thomas Legrand et Patrick Cohen avec des sommités du Parti socialiste. Les groupes publics ont par conséquent décidé de poursuivre en justice CNews, Europe 1 et le JDD pour… dénigrement.

A lire aussi, Ivan Rioufol: Quand ce monde imbuvable jette ses ultimes anathèmes

En attendant le fameux procès, les humoristes subventionnés ont carte blanche pour dauber sur les journalistes de CNews et certaines personnalités politiques. Le très servile Bertrand Chameroy ne se fait pas prier pour donner l’exemple. Depuis son arrivée sur France Inter, il ne se passe pas une semaine sans qu’il déverse sa bile sur « l’extrême droite », CNews, Pascal Praud, Christine Kelly, etc. Le malléable trublion ne sort pas des sentiers tracés par ses patronnes « progressistes ». Depuis l’affaire Legrand/Cohen, ces sentiers sont bordés de rails solides. Aucune incartade n’est autorisée : il faut taper sur les « médias bollorisés » et les partis de la droite nationale, ainsi que sur les bouseux et les beaufs qui constituent leur public et leur électorat. Tous les humoristes de l’audiovisuel public sont réquisitionnés. M. Chameroy se montre particulièrement actif et étrangement obsédé par Pascal Praud.

Passés troubles

Revenons au début de la saison radio. Jeudi 4 septembre, Bertrand Chameroy se moque longuement du député RN Julien Odoul qui, ironise-t-il, a eu un « parcours de vie chaotique. » Le député de l’Yonne est en effet passé par le PS puis par l’UDI avant de choisir le parti de Marine Le Pen. Pire, glousse l’humoriste, avant d’entrer en politique, il a tenté de participer à L’île de la tentation, une émission de télé-réalité diffusée à l’époque sur TF1. On pouffe dans le studio lorsque l’humoriste évoque une « émission de décérébrés », puis conclut avec un sourire en coin : « Comme Julien Odoul, assumez votre passé, aussi trouble soit-il. » C’est une bonne idée ça : évoquons le « parcours de vie » de Bertrand Chameroy, parcours qui, dans un autre genre, ne semble pas moins « chaotique » que celui de Julien Odoul… C’est parti ! Il débute comme fichiste dans l’émission bobo Le Grand Journal de Canal+ puis intègre l’émission Morandini ! sur Direct 8 en 2009. En 2012, il est recruté par Cyril Hanouna pour Touche pas à mon poste ! En 2015, il rejoint Europe 1, toujours aux côtés de Cyril Hanouna. Démission, court passage sur W9 puis retour sur C8 et sur Europe 1, qui le vire suite à une chronique dans laquelle il critique l’actionnaire majoritaire de la station. A cette occasion, Patrick Cohen y va de son laïus sur « une éthique de responsabilité vis-à-vis de la société et un rapport à la recherche de la vérité » – plus drôle que n’importe lequel de ses sketchs !

Après une année sur RTL, il est finalement embauché par France Inter tout en continuant de sévir dans l’émission C à vous, animée par Anne-Élisabeth Lemoine. S’il n’a jamais tenté de participer à L’île de la tentation, il a fait mieux que ça : il a participé à Fort Boyard, une émission qui, sans être à proprement parler une « émission pour décérébrés », ne respire pas non plus toujours franchement l’intelligence, et dans laquelle les téléspectateurs ont pu le voir se livrer à des jeux débiles, l’air complètement ahuri, vêtu d’une sémillante et très moulante combinaison rouge lui donnant l’apparence d’un têtard géant égaré.

Tout ceci n’est pas très grave – comme il dit : il suffit d’assumer son passé, aussi trouble soit-il.

Qui veut la peau de Pascal Praud ?

Le 16 octobre, Bertrand Chameroy consacre sa chronique à CNews et Pascal Praud. La radio publique ayant créé Mon petit France Inter, une radio progressiste pour les enfants de parents de gauche, le préposé fantaisiste décrit ce que pourrait être à son avis Mon petit CNews, une radio réactionnaire pour les enfants de parents de droite. Il imagine alors Pascal Praud s’adressant aux jeunes auditeurs : « Si tu as l’impression que tu n’es plus en France dans ta classe et que tu regrettes l’époque où l’on pouvait acheter des “têtes de nègres” à la boulangerie, tu es sur la bonne station. » Lourd et pathétique.

Jeudi 6 novembre, suite à l’affligeante polémique sur la vente d’alcool à la buvette de l’Assemblée nationale, le comique fonctionnaire imagine une fois de plus la réaction de Pascal Praud : « C’est une nouvelle étape dans l’halalisation de notre beau pays » – et patati, et patata. Un borborygme d’alcoolique est censé contrefaire les propos d’Élisabeth Lévy sur la question. La chroniqueuse france-intérienne Mathilde Serrell se tient les côtes, se tape sur les cuisses et se retient visiblement pour ne pas se faire pipi dessus – il y a longtemps qu’elle n’avait pas entendu quelque chose d’aussi drôle. Il faut dire qu’elle a fait ses classes à Radio Nova…

Le 11 novembre, notre cabotin très discipliné brocarde un article de Pascal Praud paru dans le JDD. L’article en question évoque le nouveau maire de New-York. Ultra-Démocrate, musulman, communautariste, anti-flics, pro-palestinien et anti-sioniste revendiqué, Zohran Mamdani est en ce moment le chouchou de LFI et des médias français gauchisants. Remettre en cause son programme ou ses déclarations sulfureuses sur Trump qu’il qualifie de « fasciste » ne peut évidemment relever que d’une « islamophobie » déguisée. On connaît la chanson. Bertrand Chameroy la chante à sa manière, en ricanant. Ses congénères ricanent de concert. Sur France Inter, le ricanement a depuis longtemps remplacé le rire. On n’y rit plus de bon cœur ; on y ricane de mauvais esprit. Plus le temps passe, plus les critiques pleuvent, plus le pouvoir d’attraction de la station s’amoindrit, et plus le ricanement se fait aigre, atrabilaire et vindicatif.

A lire aussi, du même auteur: Chronique d’un scandale politico-médiatique dont France Inter se serait bien passé

Mercredi 19 novembre, comme ça faisait une semaine que ça le démangeait, Chameroy se moque de… Pascal Praud ! Ce dernier aurait découvert tardivement un extrait de l’émission C à vous du 24 septembre où le pitre france-intérien le parodie dégoisant une chanson débile, accompagné d’Élisabeth Lévy présentée à nouveau comme une pochetronne. Patrick Cohen ne cache pas sa joie mauvaise tandis qu’Anne-Élisabeth Lemoine ricane en se dandinant sur sa chaise. Praud a trouvé ça « dégeulasse », s’étonne l’amuseur en arguant du fait que « Vive la liberté d’expression » est le slogan de CNews. Original ! Si l’humour participe bien à la liberté d’expression, il n’est normalement mû que par la volonté de faire rire et non de promouvoir une idéologie et de nuire à une personne au nom de celle-ci… Or, l’humour de M. Chameroy, comme celui de la quasi-totalité des « humoristes » de la radio publique où il officie, n’est plus que le vecteur d’un dogmatisme sectaire. Beaucoup des congénères « humoristes » de Bertrand Chameroy sont en réalité des militants politiques : ils se targuent de pratiquer un humour « décalé » alors qu’ils sont en réalité la quintessence du conformisme de gauche, et que chacun de leurs sketchs est terriblement prévisible. Gravité idéologique oblige, tout tombe toujours à plat. Bref, au contraire de ce qu’ils croient, ces humoristes ne sont pas drôles mais, à l’image du monde qu’ils aimeraient voir advenir, plutôt sinistres.

Les censeurs des Sleeping Giants sont de sortie, Marie de Brauer assume son IMC

Jeudi 20 novembre, les Sleeping Giants font l’objet d’une nouvelle chronique. Ce collectif de gauchistes anonymes a obtenu de Leroy-Merlin qu’il retire ses annonces publicitaires du site du journal Frontières. Erik Tegnér, le fondateur du média en question, dénonce le procédé mais se réjouit sur CNews du retour de bâton : de nombreux clients de l’enseigne de bricolage ont décidé d’aller acheter leurs clous et leurs étagères ailleurs. L’occasion pour le bouffon france-intérien de tenter de ridiculiser Erik Tegnér, Frontières, Christine Kelly, CNews et les ex-clients de Leroy-Merlin – et d’insinuer, bien sûr, que ces médias, ces journalistes et ces bricoleurs du dimanche sont tous d’odieux racistes, xénophobes, etc. Nous disions donc : conformiste, prévisible, idéologique, pas drôle.

La chroniqueuse Marie de Brauer. Youtube.

Même jour, même radio. Dans l’émission « Zoom Zoom Zen », une autre humoriste consacre sa chronique au public de CNews. Aussi rondouillarde qu’assez lourdingue, Marie de Brauer dit avoir eu la douleur d’apprendre par la presse que l’audience de cette chaîne d’info augmentait jour après jour. Mais, elle tient à rassurer son auditoire france-intérien : « La bonne nouvelle c’est que les téléspectateurs de CNews ont en moyenne plus de 65 ans.[…] T’imagines, t’es vieux, aigri, toute la journée tu regardes Pascal Praud chier sur les Arabes et sur les trans, et t’es là : “Ah ! oui, c’est vrai que les musulmans quand même… heurk ! Oh zut ! Je me suis chié dessus, arghh !, j’ai mal au bras gauche, argh !” – et là, paf, t’es mort. » Le plus drôle pour le coup c’est que la corpulente comique accuse L’heure des pros, l’émission animée par Pascal Praud, de « ne pas faire dans la finesse »… Sur le média en ligne Konbini, Marie de Brauer revendique pourtant sa vulgarité – « J’ai choisi la vulgarité comme mode de vie » – et son obésité – « vous voulez que je perde 30 kilos ? Ben non ! je ne vais pas faire ça. » Une affirmation magnifique, marquée du sceau woke du body positivism !

Deux jours avant cette intervention morbide, dans la même émission, un dénommé Jessé, un « virtuose de l’humour gay vachard », selon Télérama qui n’en rate pas une, évoquait sa « carrière d’astiqueuse », avant de lancer un étrange appel à l’amour et au métissage : « Karen[2], t’es qu’une grosse raciste suprémaciste blanche et tu mériterais de prendre ta pétée avec un Antillais ». Puis, il cochait bien entendu la case anti-Bolloré : « Je rappelle que la vraie violence, elle vient de la fachosphère et de leurs théories raciales (sic) qui ont mené à l’esclavage, à l’apartheid, aux camps de concentration et, encore plus grave, au Journal Du Dimanche. »

Au nom de l’humour, on peut donc vraiment tout se permettre sur France Inter, du plus ignoble au plus stupidement attendu. Moi, si j’avais mauvais esprit, je dirais avec bien d’autres citoyens qu’il est peut-être vraiment temps de privatiser ce cloaque.


[1] https://www.lefigaro.fr/medias/chute-des-audiences-derives-ideologiques-commission-d-enquete-c-est-la-panique-a-radio-france-20251128

[2] Karen est un terme utilisé dans les pays anglophones pour désigner de manière péjorative une femme blanche de la classe moyenne supposément raciste.

L’article France Inter: ce que le militantisme fait à l’humour… est apparu en premier sur Causeur.




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