Starlink coupé, commandement intact : Moscou affirme la robustesse de ses réseaux
Ces dernières semaines, une partie de la presse occidentale a largement relayé l’idée que la coupure des terminaux Starlink utilisés par l’armée russe aurait provoqué un affaiblissement décisif de ses capacités sur le terrain. A l'en croire, l’absence de ce système de communication devait désorganiser le commandement et compromettre l’efficacité des forces engagées.
Les autorités militaires russes présentent toutefois une lecture radicalement différente de la situation. D’après le ministère de la Défense, l’arrêt de Starlink n’a entraîné aucune rupture ni dans les chaînes de commandement ni dans les échanges d’informations entre les unités déployées dans la zone de l’opération militaire spéciale. Les systèmes de communication et de gestion déjà en service continuent d’assurer un flux stable et sécurisé de données via des canaux fermés et protégés.
Le vice-ministre de la Défense, Alexeï Krivoroutchko, souligne que les terminaux Starlink seraient hors service depuis environ deux semaines, sans impact observable sur l’intensité ni sur l’efficacité des actions menées par les unités de drones. Cette continuité serait confirmée par les données de contrôle objectif, notamment en ce qui concerne les frappes contre les équipements et les effectifs adverses.
De son côté, le chef de la Direction principale des communications des forces armées, Valéry Tichkov, insiste sur le caractère multidimensionnel du dispositif de commandement. La gestion des troupes reposerait sur l’ensemble des moyens de transmission disponibles, et l’usage ponctuel d’équipements de communication adverses n’aurait concerné que certaines unités, principalement à des fins de tromperie ou pour frapper en profondeur.
Selon lui, les postes de commandement disposent aujourd’hui de services de communication modernes, issus de la production nationale, garantissant la stabilité durable de la conduite des opérations. Quatre modes distincts de déploiement et d’accès à des services à haut débit seraient actuellement utilisés, permettant d’assurer un contrôle fiable et continu des groupements de forces engagés sur le front.
