Bruno Retailleau veut un débat avec Jean-Luc Mélenchon, ce point qui met d'accord Jordan Bardella et LFI
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.
Fin de vie : Yaël Braun-Pivet croit à un calendrier serré
Impossible avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron ? Yaël Braun-Pivet se dit persuadée que la proposition de loi ouvrant une "aide à mourir" sera adoptée avant les vacances parlementaires de cet été. La présidente de l’Assemblée nationale, qui est très partisane de cette évolution, a conseillé à Gérard Larcher de pousser la Haute assemblée à changer d’attitude : "Le Sénat, s’il veut peser sur le résultat final, doit entrer dans le texte pour avoir une commission mixte paritaire qui soit conclusive", souligne-t-elle. Si la CMP échoue, une nouvelle lecture devra avoir lieu à l’Assemblée nationale.
Les angoisses d’Edouard Philippe
Avant même la publication d’un sondage le donnant battu, Edouard Philippe avait confié à un proche son pressentiment : l’extrême droite, dont le candidat avait obtenu au Havre 7,31 % aux municipales de 2020, allait cette fois dépasser la barre des 10 % au premier tour, le 15 mars, le contraignant à une triangulaire plus risquée pour lui.
Il faut désormais faire contre mauvaise fortune bon cœur : les amis de l’ancien Premier ministre espèrent que le risque d’une victoire d’un candidat communiste incitera les électeurs de la droite dure à voter malgré tout pour Edouard Philippe au second tour. Un ténor du bloc central met en garde : "L’extrême droite a l’occasion d’éliminer son rival le plus dangereux à la présidentielle, pourquoi s’en priverait-elle ?"
Bruno Retailleau veut débattre avec Jean-Luc Mélenchon
Un débat entre Bruno Retailleau et Jean-Luc Mélenchon est "en discussion", nous apprend l’entourage du candidat LR à l’élection présidentielle. Une telle affiche permettrait, pense-t-on, de "réinstaller le clivage gauche-droite" avec une personnalité clivante qui, par son attitude sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, "a déjà lancé la présidentielle". Et puis cela conforterait le statut de présidentiable de Bruno Retailleau, qui ne serait plus vu comme un simple président de parti. Seul problème : la dernière fois qu’un tel débat avait été envisagé, en avril 2025, l’Insoumis avait annulé six heures avant. Il avait été remplacé par Marine Tondelier.
Jordan Bardella raccord avec LFI
"A la fin ça se jouera entre eux et nous", a coutume de répéter Jean-Luc Mélenchon, persuadé que l’aboutissement final de son combat politique l’opposera au Rassemblement national. Ça tombe bien, Jordan Bardella pense la même chose. Le président du parti d’extrême droite n’a pas du tout enterré le leader insoumis. "Je pense que le second tour se jouera face à Mélenchon", répète-t-il souvent à ses équipes. Persuadé, d’ailleurs, que le RN l’emportera haut la main.
Elisabeth Borne de nouveau dans les librairies
Décidément, Elisabeth Borne est une écrivaine prolifique. Déjà auteure d’un livre fin 2024 retraçant son expérience au gouvernement - Vingt mois à Matignon (Flammarion) - l’ancienne Première ministre publiera un nouvel ouvrage en mai prochain ! Après un voyage dans le passé, la voilà qui se tourne vers l’avenir : elle devrait y exposer ses valeurs, ses idées et ses solutions pour le pays. De quoi nourrir l’hypothèse d’un premier pas vers une candidature à la présidentielle…
Rachida Dati sans boussole ?
Alors que Rachida Dati s’est enfin résolue à quitter le ministère de la Culture pour se consacrer pleinement à Paris, changera-t-elle de stratégie ? En a-t-elle une, d’ailleurs ? "Dati, c’est la non-stratégie. Elle fait le Paris-Dakar sans boussole", s’esclaffe un ancien ministre, qui soutient le candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel. Ce dernier, en difficulté dans les sondages, a désormais un seul objectif : "tuer l’idée qu’elle est la seule alternance".
Christian Estrosi "remonte la pente"
L’ex-épouse de Christian Estrosi, Dominique Estrosi Sassone, a récemment glissé à un interlocuteur qui la sondait sur la campagne des municipales cette curieuse confidence : "On remonte la pente". Le maire sortant de Nice est donné à 31 % dans un sondage Cluster 17 pour Politico publié la semaine dernière, à dix points derrière son grand rival, Eric Ciotti (41 %). Rien n’est joué, cependant, et l’équipe d’Estrosi passe à l’offensive, publiant le "bilan noir" d’Eric Ciotti, candidat UDR, allié au RN, à la tête du département. "Christian Estrosi peut profiter du second tour pour installer un duel et récupérer le vote utile anti-RN", anticipe un stratège LR. Suffisant pour l’emporter ?
