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Municipales : malgré les critiques, la gauche scelle des alliances avec LFI

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L’union de la gauche résiste aux municipales, malgré les tensions internes. Alors que le Parti socialiste avait adopté début mars une résolution excluant tout accord national avec La France insoumise (LFI), les réalités locales l’emportent sous le poids des bons résultats de la formation mélenchoniste. De nombreuses alliances locales se nouent ainsi en vue du second tour.

Hormis Paris et Marseille, où les socialistes, écologistes et communistes espèrent l’emporter sans l’appui des insoumis, des rapprochements se multiplient ailleurs. Selon plusieurs observateurs, des fusions ont été conclues dans près de la moitié des villes de plus de 100 000 habitants.

À Toulouse, François Piquemal (LFI), arrivé en tête avec 27,5 %, a fusionné sa liste avec celle de François Briançon (PS-Écologistes) pour tenter de battre le maire sortant LR Jean-Luc Moudenc. Des accords similaires ont été conclus à Lyon, où l’écologiste Grégory Doucet accueille Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI), mais aussi à Nantes, Avignon, Besançon, Limoges, Grenoble, Clermont-Ferrand, Brest ou Tours.

Ces unions, qualifiées de « techniques » par leurs promoteurs, visent avant tout à empêcher une victoire de la droite ou du Rassemblement national. Manuel Bompard a rappelé que ces rapprochements répondaient à une logique électorale locale.

Le PS tiraillé

Ces alliances provoquent cependant de fortes tensions au sein du Parti socialiste. Sur X, le député Jérôme Guedj a dénoncé une contradiction avec la ligne adoptée par le parti. « On a voté une ligne claire au PS il y a huit jours : les propos antisémites de Mélenchon rendent toute alliance impossible. Aujourd’hui, plusieurs camarades l’ont oubliée. Moi, non », a-t-il écrit.

À Paris, Emmanuel Grégoire maintient ainsi une liste sans LFI, tout comme Benoît Payan à Marseille, où la gauche espère conserver la mairie sans renfort extérieur. Raphaël Glucksmann et son mouvement Place Publique ont également retiré leurs candidats de toute liste fusionnée.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, tente de maintenir une ligne d’équilibre : il assure qu’« aucun accord national » n’existe avec LFI tout en reconnaissant la réalité des alliances locales.

François Hollande s’est montré plus critique, estimant que « La France insoumise se maintient partout ». Les propos de l’ancien président ne pèse cependant plus dans le parti et ne devrait pas infléchir la ligne.

Les critiques de l’opposition

À droite et au centre, ces rapprochements sont vivement dénoncés. Le président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, Marc Fesneau, a qualifié ces alliances de « pathétiques » et « terriblement dangereuses ».

Marine Le Pen, de son côté, fustige ces alliances, évoquant les nombreuses villes dans lesquelles LFI s’intègre au reste de la gauche : « Ni les saillies antisémites, ni les appels à la violence politique et leurs justifications n’auront eu raison de la mission essentielle de la gauche la plus hypocrite de la terre : sauver leurs mandats ! »

Malgré les critiques à gauche, les fusions se multiplient, confirmant que, localement, la priorité reste de gagner, tandis que l’idée de former un « cordon sanitaire » avec LFI semble avoir fait long feu.

Les listes définitives doivent être déposées le 17 mars à 18 heures.




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