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«Pas un centime d’argent libyen» : Sarkozy rejette les accusations et déplore les «erreurs» de Claude Guéant et Brice Hortefeux

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Nicolas Sarkozy a répondu longuement aux questions de la Cour d’appel de Paris, dans un procès qui pourrait aboutir à un retour en prison ou à une relaxe définitive. Condamné en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, une peine qu’il a brièvement purgée, il clame son innocence face à des accusations lourdes.

« La vérité, c’est qu’il n’y a pas un centime d’argent libyen dans ma campagne »

« Je le dirai jusqu’à mon dernier souffle : il n’y a pas eu le moindre pacte entre eux et moi, c’est la vérité ». Dès l’ouverture de son interrogatoire, l’ex-chef de l’État a choisi la sobriété et la solennité, mais n’a pas transigé sur sa ligne de défense.

Il a d’abord tenu à s’adresser aux parties civiles, proches des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA en 1989 (170 morts, dont 54 Français), dont le « cerveau » présumé, Abdallah Senoussi, est au cœur du dossier. « On ne répond à une souffrance aussi indicible que par la vérité », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant l’impossibilité d’une réponse « à la hauteur des souffrances exprimées ».

« La vérité, c’est qu’il n’y a pas un centime d’argent libyen dans ma campagne », a-t-il martelé. « La vérité, c’est que jamais, jamais, je n’ai agi en faveur de M. Senoussi. »

Une loyauté limitée face à ses anciens proches

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir laissé ses proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, négocier fin 2005 un financement avec Senoussi, haut dignitaire libyen condamné à perpétuité pour cet attentat. Il a reconnu que ces derniers avaient commis « une erreur » lors de leurs voyages à Tripoli.

Concernant Claude Guéant, il dit ne pas douter de sa parole, tout en s’interrogeant sur un dîner controversé à Tripoli. À propos de Brice Hortefeux, il se montre plus tranchant, évoquant une « imprudence » et une possible « entourloupe ».

L’ancien président a également insisté sur sa rencontre avec Mouammar Kadhafi le 6 octobre 2005 sous une tente à Tripoli : « Je n’ai pas demandé à voir monsieur Kadhafi, c’est lui qui a demandé à me voir. Il n’y a pas eu le moindre pacte entre eux et moi. » Il a décrit un monologue du dictateur sur les Américains et ses ambitions africaines, qualifiant ces échanges de « 15 minutes » sans grand intérêt.

Interrogé sur une éventuelle rencontre ou conversation avec Senoussi, il s’est agacé : « Est-ce qu’on me prend pour un imbécile ou un fou ? Dois-je vraiment me justifier de cela ? » Et d’ajouter : « Comment prouver ce qui n’a pas eu lieu ? ».

L’audience se poursuit jusqu’à la fin mai. Nicolas Sarkozy, accompagné de Carla Bruni-Sarkozy, joue la carte de la fermeté tout en assumant les « imprudences » de ses collaborateurs. Il répète qu’il répond à la « souffrance » des victimes par « la vérité » de son innocence, sans jamais avoir conclu le moindre accord avec Tripoli.




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