Wall Street ouvre en hausse, veut croire à un apaisement des tensions entre Washington et Téhéran
Vers 13H50 GMT, le Dow Jones gagnait 0,20%, l'indice Nasdaq prenait 1,08% et l'indice élargi S&P 500 progressait de 0,50%.
"Le marché est un mécanisme tourné vers l'avenir et, à l'heure actuelle, il anticipe la fin de la guerre", résume auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.
Donald Trump a assuré lundi que les Iraniens "voudraient faire un accord, à tout prix", après l'échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain a également dit que 34 navires avaient franchi dimanche le détroit d'Ormuz - par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial -, soit "de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture insensée" par l'Iran.
Ces déclarations ont apaisé la flambée des cours du brut, et par conséquent, soulagent les marchés d'actions.
"Du point de vue des opérateurs, la fin de la guerre est en vue", abonde Patrick O'Hare, de Briefing.com. Pour preuve, dit-il: "le S&P 500 a récupéré toutes les pertes (...) enregistrées depuis le début de la guerre, fin février."
Le blocus américain des ports d'Iran, jugé mardi "dangereux et irresponsable" par Pékin, se poursuit toutefois au lendemain de son entrée en vigueur. Et les frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien continuent au Liban.
Outre la géopolitique, les investisseurs gardent un oeil sur les données macroéconomiques.
Ils ont accueilli lundi sans grand mouvement l'indice des prix à la production (PPI), en hausse sur le mois de mars (+4% sur un an) du fait de l'augmentation des prix de l'énergie, mais en deçà des prévisions (+4,6% selon le consensus de Trading Economics).
Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'Etat américain se tendait très légèrement, évoluant autour de 4,30% contre 4,29% à la clôture lundi.
Côté entreprises, les investisseurs ont en ligne de mire les performances financières des groupes pour le premier trimestre. Les banques ouvrent le bal cette semaine.
JPMorgan Chase (+0,13% à 314,09 dollars) évoluait dans le vert après avoir fait mieux qu'attendu au premier trimestre, profitant d'un bond des commissions dans la banque d'investissement (+28%) et d'une croissance dans la gestion d'actifs (+11%).
La banque Citigroup (+2,13% à 128,93 dollars) était saluée pour ses résultats au-dessus des attentes, tandis que Wells Fargo (-5,53% à 81,85 dollars) pâtissait d'un chiffre d'affaires moins bon qu'escompté.
Le géant pharmaceutique Johnson & Johnson (-0,33% à 237,18 dollars) était en baisse, malgré des performances meilleures qu'attendu et une révision à la hausse de ses prévisions pour l'exercice en cours.
L'opérateur de satellites américain Globalstar brillait (+10,02% à 80,19 dollars) après qu'Amazon (+2,80% à 246,61 dollars) a annoncé mardi vouloir acquérir le groupe pour renforcer sa position face au concurrent Starlink du milliardaire Elon Musk.
Le géant américain propose de payer jusqu'à 90 dollars par titre de Globalstar, en numéraire ou avec ses propres actions, selon son communiqué. Cela valoriserait l'entreprise à 11,6 milliards de dollars.
