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Avoirs gelés iraniens : un levier clé au cœur des négociations avec Washington

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À l’approche d’un nouveau cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran, la question des avoirs gelés de Téhéran s’impose comme un point de blocage majeur. Depuis des décennies, ces fonds, bloqués dans des banques étrangères, représentent pour l’Iran une manne financière essentielle. Estimés à plus de 100 milliards de dollars, ils équivalent à plusieurs années de revenus pétroliers et constituent un enjeu crucial pour une économie asphyxiée par les sanctions occidentales.

Ces sanctions remontent à 1979, après la crise des otages à Téhéran, puis ont été renforcées en lien avec les programmes nucléaire et balistique iraniens. Si l’accord nucléaire de 2015 avait permis un accès partiel à ces ressources, le retrait américain en 2018 a rétabli les restrictions, replongeant l’économie iranienne dans une forte pression financière. Aujourd’hui, ces avoirs sont dispersés dans plusieurs pays, notamment en Chine, en Inde, en Irak ou encore au Qatar, où une partie des fonds reste sous contrôle indirect américain.

L'Iran exige le recouvrement de ses dus 

Dans ce contexte, Téhéran exige désormais le déblocage d’au moins une partie de ces fonds comme préalable aux discussions. Une somme d’environ 6 milliards de dollars est évoquée comme mesure de confiance. Washington, de son côté, n’a pas confirmé d’assouplissement, illustrant la méfiance persistante entre les deux camps. Au-delà du montant, la question porte aussi sur l’usage de ces fonds, les États-Unis pouvant chercher à en encadrer strictement l’utilisation.

Pour l’Iran, l’enjeu est vital. Le dégel de ces actifs permettrait de stabiliser sa monnaie, de contenir l’inflation et de financer la modernisation d’infrastructures vieillissantes, notamment dans les secteurs énergétique et industriel. Dans un pays marqué par des tensions sociales récurrentes, ces ressources pourraient également contribuer à apaiser le mécontentement interne.

Sur le plan diplomatique, une telle décision enverrait un signal fort. Elle pourrait ouvrir la voie à une reprise des échanges économiques et à une désescalade plus large. Mais elle comporte aussi un risque : celui d’accentuer l’imprévisibilité de la politique américaine, déjà critiquée pour ses revirements successifs. Dans ce contexte, les avoirs gelés apparaissent comme bien plus qu’un simple enjeu financier : ils sont au cœur du rapport de force entre Washington et Téhéran, et pourraient déterminer l’issue des négociations à venir.




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