C’est simple, regardez sur un site boursier
la liste des indices internationaux: ils sont tous dans le rouge! Pas une seule place financière de grande ou moyenne importance ne voit ses marchés d’actions monter depuis le début de l’année, ce qui est rarissime. Tout est parti de Chine, avec un plongeon qui atteignait 18,8% à Shanghai et 20,9% à Shenzhen le 15 janvier. Et face à cette dégringolade, il n’est pas question de se dire: «que des spéculateurs perdent de l’argent et que les plus grosses fortunes mondiales soient amputées de plusieurs milliards après avoir subi déjà quelques pertes en 2015, ce n’est pas mon problème». En fait, cela nous concerne tous, parce que ce qui inquiète les financiers, c’est la santé de l’économie chinoise. Et les problèmes d’un pays de plus de 1,3 milliard d’habitants qui représente entre 13% et 18% du PIB mondial, selon le mode de calcul retenu, peuvent avoir un impact fort sur tous les continents. L'affolement généralisé Pour les économistes, les débuts d’année sont toujours difficiles: leurs clients, chefs d’entreprise et investisseurs, les interrogent sur la conjoncture (il y a quarante ans c’était sur la conjoncture française, il y a vingt ans c’était sur la conjoncture européenne, maintenant c’est sur la conjoncture mondiale) pour bâtir leurs propres prévisions pour leur activité. L’exercice s’annonçait déjà délicat avec les interrogations sur la politique de la ...
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