Douze ans après un accident du travail ayant coûté un doigt à un salarié dans le Gers, la cour d’appel a rejeté sa demande d’indemnisation complémentaire pour prescription dépassée, malgré la faute de l’employeur reconnue. L’ouvrier se sent lésé. Témoignage. En juillet 2014, Adam* travaillait dans une entreprise gersoise à Mauvezin lorsqu’il a perdu un doigt dans un accident du travail. Douze ans plus tard et après une longue bataille judiciaire, la cour d’appel a rejeté sa demande. Celle-ci tendait à la reconnaissance de la "faute inexcusable" de son employeur. Une démarche visant à obtenir la...